Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
BTP
| 21/10/2015

Travaux publics : les candidats aux régionales à l'épreuve du feu à Montpellier

A l’issue de son assemblée générale, la Fédération régionale des TP du Languedoc-Roussillon a convié, mardi soir à Montpellier, les candidats aux élections régionales de décembre prochain (6 et 13) à dévoiler leurs ambitions, propositions et projets.

1/ Qu’allez-vous faire pour soutenir les travaux publics ?

Premier candidat à prendre la parole, Dominique Reynié (LR) propose un plan route de 200 M€ par an avec un effet de levier portant l’investissement à 1 Md€ en invitant les conseils départementaux à lever des projets routiers et favoriser la montée en charge. Alors que Philippe Saurel (DVG) s’engage plutôt sur un grand diagnostic de territoire et un schéma d’aménagement du territoire. « Il faut repenser les routes, les voies ferrées et les TER » dit-il. Pour Carole Delga (PS), « il n’est pas question que 2016, soit une année blanche » répètera-t-elle plusieurs fois dans la soirée. « On prévoit un plan Marshall pour le BTP dès 2017. On mettra en œuvre les chartes et les modalités pour lancer les actions comme la RN 88, la ligne B de Toulouse, le réseau ferroviaire entre Toulouse et Tarbes (400 M€), mais aussi Narbonne/Montpellier et Carcassonne/Castelnaudary (330 M€ pour le ballast). Il faut des pôles multimodaux comme celui de Baillargues… » Pour Louis Aliot (FN), la fusion des régions « ne va pas générer des économies, mais 10 Md€ le surcoût. Notre action sera tournée vers l’économie, un domaine qui touche les TP, mais aussi le logement, sans oublier la formation par l’apprentissage… » De son côté, Gérard Onesta (EELV) avance que « les investissements concerneront la connexion de nos deux capitales. Cela se traduira par beaucoup de petites choses, ne fantasmez pas sur les grands chantiers. »

2/ Les projets de LGV

« La ligne Nîmes Perpignan doit être recalibrée à 250 km/h avec du fret. Il faut arrêter de fantasmer sur le partenariat public privé, regardez TP Ferro qui a fondu les plombs… Il n’est pas question qu’il y ait des gares hors sol déconnectées des réalités. J’espère que la gare de la Mogère ne verra jamais le jour », tempête Gérard Onesta. « Faisons migrer des projets économiques dans la grande région pour amener les lignes, et les faire financer notamment par l’Europe », argue Dominique Reynié. « Si la LGV est une ligne européenne, à l’Europe de la prendre en charge. Au président de la future région de faire entendre sa voix », indique Louis Aliot. De son côté, Carole Delga veut garder les deux lignes LGV et investir dans les trains du quotidien (TER). Pour Philippe Saurel, « il faut une connexion Montpellier/Narbonne/Toulouse et poursuivre les travaux de jonction avec l’Espagne surtout si on veut exister dans le triangle économique Toulouse/Montpellier/Barcelone. »

3/ Vos projets d’aménagements ?

Les projets de Carole Delga concernent « les ports de Sète (60 M€ du CPER) et de Port-la-Nouvelle avec le projet grand port ; l’eau à travers Aquadomitia et enfin la création d’un RER Métropolitain. » Philippe Saurel : « Quand l’argent public se faire rare, il faut développer de la coopération et faire travailler toutes les collectivités et favoriser les entreprises locales. » Tandis que Dominique Reynié veut éviter la désertification des territoires et envisage un fonds d’intervention territorial de 100 M€ en faveur des territoires et un appel à projet pour rénover l’habitat du littoral.

4/ Comment la Région pourra-t-elle aider les collectivités territoriales à relancer la machine ?

Pour Carole Delga, « une contractualisation sera opérée avec les collectivités locales pour mettre en œuvre leurs projets à travers une politique territoriale équilibrée. On prévoit la construction d’au moins 10 nouveaux lycées durant ce mandat, un plan Racine 2 pour le tourisme. » Dominique Reynié veut faciliter l’accession à la propriété par un fonds de 100 M€, soit 10 000 € d’aides à 10 000 nouveaux accédants à la propriété bénéficiaires du prêt à taux zéro. Louis Aliot mise sur un plan Plan Marshall de la ruralité. Et Gérard Onesta se défend de vouloir « aller chercher l’argent de l’Europe. Je suis contre le tout béton mais, ne craignez rien, votre bétonnière elle va tourner. »

Véronique Coll coll@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie