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Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 30/03/2015

Départementales : les points chauds du 3e tour

Des majorités claires se sont dégagées dans la plupart des départements de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon. Sauf dans une poignée de départements, où le 3e tour pourrait s’annoncer tendu. Le point, département par département.

Dans l’Hérault, la majorité sortante compte 28 élus sur 50. Elle devrait donc pouvoir se passer des 10 élus divers gauche, dont les 8 partisans de Philippe Saurel, pour faire élire son président. Le premier vice-président et conseiller général du canton de Saint-Pons-de-Thomières, Kléber Mesquida, 69 ans, également député de la 5e circonscription de l’Hérault, devrait être désigné ce soir par le conseil fédéral du Parti socialiste de l’Hérault. Avant d’être approuvé par les militants demain soir. Certains observateurs prêtent au maire de Montpellier, Philippe Saurel, le souhait de monter une majorité alternative, en ralliant autour de ses huit élus des divers gauche, des élus de droite, et des maires de la Métropole élus conseillers départementaux (comme les maires du Crès et de Lattes) autour de la candidature du divers gauche Louis Villaret. 

 

• Dans le Gard, la majorité sortante ne dispose plus que d’une majorité relative de 22 élus sur 46, contre 20 à la droite et 4 au FN. Le secrétaire départemental du FN, Yoann Gillet, a fait dès hier soir des appels du pied à l’UMP, pour lui proposer un remake du scénario qui avait permis à Jacques Blanc de ravir le conseil régional à Georges Frêche, en 1998, grâce à son alliance avec le FN. Mais le chef de file de la droite, Laurent Burgoa, est un proche de Jean-Paul Fournier, qui a renié publiquement la règle du « ni PS, ni FN » édictée par Nicolas Sarkozy et appelé à faire barrage au Front national... Le président sortant, Jean Denat, ayant été éliminé par le FN dans son canton de Vauvert, la gauche devrait présenter la candidature du premier vice-président, Denis Bouad, conseiller général du canton d’Uzès. Le divers gauche Alexandre Pissas a également fait savoir qu’il serait candidat.

 

• En Lozère, les partis de gauche et de droite restent suspendus à la décision d’un seul binôme. Six cantons ont été remportés par la gauche, six autres par la droite. Le treizième canton peut donc faire basculer le département entier. Or, si dimanche soir, tous les médias donnaient la Lozère comme seul département de France à être passé à gauche, les deux élus Henri Boyer et Sophie Malige brouillent aujourd’hui les cartes en rappelant qu’ils sont « sans étiquette ».  Ils ont remporté le canton de Chirac, vaste territoire allant de Mende à l’A75, avec 54,76 % des voix face à Michèle Castan et Pierre Morel-à-l'Huissier (Union de la Droite).  « Nous sommes encore dans la réflexion. Nous suivrons le projet qui sera le plus en accord avec la ligne de conduite que nous nous étions fixées durant la campagne », nous confie cet après-midi Sophie Maliges quelques minutes avant une réunion de concertation avec son binôme, Henri Boyer. Sophie Malige est élue au conseil municipal de Barjac depuis les dernières élections municipales de Barjac (Lozère) sur la liste de Francis Bergogne, étiqueté divers gauche. Par ailleurs, la Lozère est l’un des départements de France qui affiche le plus fort taux de participation : 68,22 % contre 49,98 % au niveau national.

 

• Dans le Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet a été réélu dès le premier tour dans son canton. Mais sa réélection à la présidence n’est pas assurée. Certes, la gauche a gagné d’un cheveu, obtenant huit cantons sur quinze. Mais les voix du binôme Christian Astruc/Marie-José Mauriège, étiqueté DVG par le ministère de l’Intérieur, mais se revendiquant « sans étiquette » et ayant battu un binôme PRG, pourraient manquer à Jean-Michel Baylet. Si une majorité alternative renverse le PDG de La Dépêche, ce sera un séisme politique sans précédent dans ce département, tenu depuis 40 ans par la famille Baylet. Et une épine dans le pied du gouvernement socialiste, qui veut à tout prix ménager son allié PRG. 

 

• Dans la Haute-Garonne, le PS remporte 23 cantons sur 27, et inflige une rude défaite au maire UMP de Toulouse, Jean-Luc, Moudenc, un an après son élection. Les socialistes Georges Méric et Jean-Jacques Mirassou ont déposé leur candidature. Ils présenteront leur programme aux militants – qui devraient trancher - ce lundi soir. Georges Méric, ancien maire de Nailloux (où s’est implanté le village des marques), fait figure de favori pour succéder à Pierre Izard.
 

Et aussi

Aveyron : réélection de Jean-Claude Luche (UDI), qui n’ira pas au bout de son mandat, du fait de la loi sur le non-cumul des mandats.
Gers : victoire de Philippe Martin, ex-ministre socialiste de l’Ecologie de François Hollande.
Lot : forte mobilisation dans ce département (58,04 %) gagné par la majorité PS/PRG. Probable future présidente : Geneviève Lagarde (président en exercice : Serge Rigal, PS).
Hautes-Pyrénées : Michel Pélieu (PRG) se succèdera à lui-même à la présidence du département. Il avait été élu dès le premier tour avec 75,13 % des voix.
Dans l’Ariège et le Tarn, les socialistes Henri Nayrou et Thierry Carcenac conservent le fauteuil de président. Dans le Tarn, le projet de barrage de Sivens, porté par le conseil général et qui fait l’objet de l’opposition des Zadistes, est donc validé indirectement par les électeurs.
P.-O. : la gauche a décroché 11 cantons sur 17. Présidente sortante, Hermeline Malherbe devrait se succéder à elle-même.

Aude : avec 18 cantons à la gauche sur 19, la réélection du président socialiste sortant, André Viola, n’est qu’une formalité.

La rédaction
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