EAS dément vouloir délocaliser, mais réclame des subventions
Relayée par le quotidien L’Indépendant, la rumeur de délocalisation du groupe EAS Industries, spécialisé dans la maintenance aéronautique, a été démentie par son directeur général délégué, Maïr Lévy. Selon lui, il n’y a pas de projet pour quitter Perpignan, mais une délocalisation partielle de l’activité devra être réalisée à Tarbes pendant la construction du nouveau bâtiment de 8 000 m2 (6,5 M€ d’investissement). Un projet d’extension qui permettra de créer 100 emplois à Perpignan. Interrogé par L’Indépendant sur ce projet d’extension, le DG déclare « qu’il n’avance pas. Nous attendons des subventions (nous n’avons que 50 000 € du conseil général) et le soutien des banques locales (notre banque la Société Générale, nous suit à 50 %) ».
La Région : « pas de retour malgré nos relances »
Interrogés par La Lettre M, les services d’instruction du dossier à la Région s’étonnent de cette déclaration. « EAS Industries a obtenu en juillet dernier, une avance remboursable Astre de 300 000 €. L’entreprise nous a adressé la convention signée, mais n’a toujours pas retourné la demande de paiement. Nous attendons ce document pour débloquer immédiatement 70 % de la somme accordée. Dans le cadre de son projet immobilier, l’entreprise a aussi demandé 50 000 € à la Région et 200 000€ auprès du Feder. Le dossier est incomplet. Malgré nos relances, nous n’avons pas de retour». En somme, l’entreprise a 550 000 € de subvention qui dorment à la Région .Par contre, le directeur général délégué a annoncé à notre confrère qu’au Sénégal, « nous devrions avoir l’exclusivité de la maintenance pour la compagnie sénégalaise qui va se créer en janvier… Là-bas on va nous construire deux hangars pour 20 M €, et ça ne nous coûtera rien ».










