Cacophonie du PS national autour du cas Georges Frêche
Pestiféré hier, le divers gauche Georges Frêche, favori du second tour des élections régionales, divise aujourd’hui son ancien parti sur l’attitude à adopter à son égard. Trois positions émergent :
• « Faire barrage à la droite et à l’extrême droite » : c’est le mantra entonné du bout des lèvres par Hélène Mandroux, la candidate officielle du PS, dès le soir de sa défaite au premier tour. Il a été repris, toujours à contre-cœur, par la première secrétaire du PS, Martine Aubry, suivie par d’autres socialistes, dont Claude Bartolone, Laurent Fabius, Benoît Hamon. Ceux qui le prononcent ne vont pas jusqu’à appeler à voter pour le président sortant du Languedoc-Roussillon, qu’ils jugeaient quelques jours plus tôt totalement infréquentable.
• « Votez Georges Frêche ». Réputés favorables à Georges Frêche, certains d’entre eux étaient annoncés par l’entourage du candidat pendant la campagne. Un seul est venu : le maire de Lyon, Gérard Collomb. Devenu le seul recours de la gauche en Languedoc-Roussillon, Georges Frêche à désormais le soutien public de Pierre Moscovici, Vincent Peillon et François Hollande. Autre soutien franc et massif : celui de l’ancien ministre de l’Éducation de Lionel Jospin, Claude Allègre, ex-socialiste désormais dans l'orbite de Nicolas Sarkozy.
• « Votez blanc » : le député PS Arnaud Montebourg reste constant envers Georges Frêche, qu’il exècre : il a affirmé qu’il « voterait blanc » au second tour s’il était électeur en Languedoc-Roussillon. Il a été rejoint sur cette position du « tout sauf Frêche », mercredi 17 mars, par le chef de file d’Europe Écologie, Daniel Cohn-Bendit. Enfin, on notera la position baroque du député-maire Vert de Bègles, Noël Mamère, qui appelle à « faire obstacle à Georges Frêche » sans « faire le jeu de la droite ». Comprenne qui pourra.










