Fil infos

Hérault
|
Institutions
| 16/05/2011

CCI de Montpellier : pas de mise en examen pour Gabrielle Deloncle

La présidente de la CCI de Montpellier, Gabrielle Deloncle, est ressortie libre, et sans mise en examen, vendredi soir, à l’issue d’une garde à vue de trente heures, apprend-on auprès l’un de ses avocats, Me Gilles Gauer. 15 autres personnes ont été mises en examen, la semaine dernière, dans le cadre d’une enquête pour fraude, instruite par deux juges d’instruction montpelliérains à la suite d’une plainte du Medef, consécutive aux dernières élection à la CCI, en décembre dernier. La liste Deloncle l’avait notamment emporté grâce aux votes par Internet. 14 des mis en examen sont des partisans de la présidente de la CGPME de l’Hérault. Parmi eux : son directeur de campagne, Antoine Espirac, et deux élus membres du bureau exécutif, Michel Combettes et Jean-François Bavoil. Un colistier du président sortant, Rudy Iovino (Medef), Marc Ricard, a également été mis en examen dans la même affaire. À l’issue d’une longue audition, et d’une présentation aux magistrats, Gabrielle Deloncle n’a pas été mise en examen. Témoin assisté, elle pourra, le cas échéant, être mis en examen ultérieurement, en cas d’élément nouveau dans la procédure.

« Totalement blanchie »
Interrogé par La Lettre M, Me Gilles Gauer, l’un des deux avocats de la présidente, avec Me Alain Scheuer, se félicite de la « mise hors de cause » de Gabrielle Deloncle par les deux juges, l’estimant « blanchie de toute charge ». « Elle intervient sur la base d’un dossier particulièrement épais. Si le moindre indice avait désigné Mme Deloncle, les juges l’auraient mise en examen », affirme son avocat. Le défenseur de la présidente de la CCI dénonce une « instrumentalisation de la Justice ». Réagissant aux propos tenus par l’ancien directeur de campagne de Gabrielle Deloncle, Antoine Espirac, qui aurait, selon Midi-Libre, laissé entendre devant les juges que celle-ci était « forcément au courant » de la fraude, qu’il aurait lui-même organisé, Gilles Gauer rétorque que l’intéressé « est en mauvais termes avec Gabrielle Deloncle depuis le mois d’octobre. Les éléments matériels confirment qu’elle n’était pas informée », selon lui, d’une fraude éventuelle.
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie