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| 17/06/2011

Hélène Mandroux change son cabinet et répond aux attaques

« Ceux qui ont cru que je suis une femme faible me connaissent mal », a assuré le maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux, lors d’une conférence de presse ce matin à l’hôtel de ville. Touchée par deux drames personnels,le décès de sa mère, puis l’hospitalisation de son petit-fils, Hélène Mandroux était ensuite partie à Montréal pour participer à une manifestation sur la biodiversité. Son absence prolongée avait provoqué de nombreuses critiques, plusieurs membres de sa majorité la critiquant à visage couvert dans la presse pour sa faiblesse et son isolement. Entourée de plusieurs adjoints – Serge Fleurence, Max Lévita, Michael Delafosse, mais pas Philippe Saurel... -, Hélène Mandroux a affirmé qu’elle était « absente physiquement, mais pas réellement : je communiquais régulièrement avec le premier adjoint et le directeur général des services ». Elle a estimé qu’elle n’aurait pas été la cible de telles attaques « si j’étais un homme ». « Certains sont allés jusqu’à dire que je jouais la comédie, que ce n’était pas mon petit-fils », s’est indignée le maire. « Mon petit-fils s’est réveillé du coma lundi. Je me suis réveillée mardi. Vous allez m’entendre parler et dire ce que j’ai à dire », a-t-elle poursuivie. « J’ai déjà pris quelques coups, je vais continuer à en prendre. Ce ne sont pas les coups qui vont me faire reculer. » Assurant que son équipe était « mobilisée pour la présidentielle de 2012, pas pour les municipales » de 2014, elle a ajouté qu’elle allait rencontrer « tous les élus, les uns après les autres », sans préciser quelles délégations seraient modifiées, ou retirées, comme elle l’a annoncé cette semaine sur France Bleu Hérault.

Nouveau cabinet
Hélène Mandroux a présenté, lors de cette conférence de presse, son nouveau directeur de cabinet : Philippe Boulet, 42 ans, directeur de la communication du CHRU de Montpellier, remplacera Christian Assaf, qui brigue un mandat de député. « L’intelligence ne dépend pas du parcours universitaire ou scolaire », a assuré l’élue, évoquant la formation (Hôtellerie, BTS en communication) de son nouveau bras droit. Yann Labat, 42 ans, devient chef de cabinet, le poste étant vacant. Ancien comédien et directeur de théâtre, conservera le poste de chef de protocole, qu’il occupe depuis 2006 à la mairie de Montpellier. L’architecte franco-allemand Daniel Andersch, 37 ans, devient quant à lui directeur de cabinet adjoint. Hélène Mandroux a précisé qu’elle avait pris cette décision « à Montréal, loin du marigot, de manière tranquille et posée ».
Investissement : + 15 %
La Ville de Montpellier votera par ailleurs, ce lundi 20 juin, son compte administratif. En 2010, la Ville de Montpellier a investi 114 M€ (+ 15 %). Selon l’adjoint aux finances, Max Lévita, la Ville a investi 572 M€ de 2006 à 2010, dont 417 M€ étaient autofinancés. Le taux de la taxe d’habitation est resté stable à 22,49 %. « Le taux réel est de 18,45 % avec l’abattement général de 15 % à la base », a rappelé l’adjoint, « ce qui a représenté en 2010 un économie de 103 M€ pour nos concitoyens ». « Bonne surprise » de l’année 2010 : les droits de mutation, qui remontent à 9,2 M€. L’élu s’est à nouveau plaint du « montant insuffisant des compensations de l’Etat », qui s’élèvent à 73,4 M€, soit 19 % des ressources. « L’Etat ne prend pas en compte la croissance de notre population », s’est plaint Max Lévita. La capacité de désendettement de la Ville est de 2,5 ans.
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