Hélène Mandroux change son cabinet et répond aux attaques

« Ceux qui ont cru que je suis une femme faible me connaissent mal », a assuré le maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux, lors d’une conférence de presse ce matin à l’hôtel de ville. Touchée par deux drames personnels,le décès de sa mère, puis l’hospitalisation de son petit-fils, Hélène Mandroux était ensuite partie à Montréal pour participer à une manifestation sur la biodiversité. Son absence prolongée avait provoqué de nombreuses critiques, plusieurs membres de sa majorité la critiquant à visage couvert dans la presse pour sa faiblesse et son isolement. Entourée de plusieurs adjoints – Serge Fleurence, Max Lévita, Michael Delafosse, mais pas Philippe Saurel... -, Hélène Mandroux a affirmé qu’elle était « absente physiquement, mais pas réellement : je communiquais régulièrement avec le premier adjoint et le directeur général des services ». Elle a estimé qu’elle n’aurait pas été la cible de telles attaques « si j’étais un homme ». « Certains sont allés jusqu’à dire que je jouais la comédie, que ce n’était pas mon petit-fils », s’est indignée le maire. « Mon petit-fils s’est réveillé du coma lundi. Je me suis réveillée mardi. Vous allez m’entendre parler et dire ce que j’ai à dire », a-t-elle poursuivie. « J’ai déjà pris quelques coups, je vais continuer à en prendre. Ce ne sont pas les coups qui vont me faire reculer. » Assurant que son équipe était « mobilisée pour la présidentielle de 2012, pas pour les municipales » de 2014, elle a ajouté qu’elle allait rencontrer « tous les élus, les uns après les autres », sans préciser quelles délégations seraient modifiées, ou retirées, comme elle l’a annoncé cette semaine sur France Bleu Hérault.










