Gard
Institutions
Nîmes augmente ses investissements
La Ville de Nîmes votera ce samedi 17 décembre un budget primitif 2012 de 311,4 M€, dont 228,5 M€ en fonctionnement et 82,9 M€ en investissement. Les dépenses d’équipement s’élèvent à 50,7 M€ (hors PPRI), contre 46 M€ en 2011. Les aménagements urbains représentent 30 % de ces dépenses, dont 6 M€ pour la poursuite de l’aménagement de l’avenue Jean Jaurès, 6,5 M€ pour la 3e phase du projet AEF (Arènes-Esplanade-Feuchères), avec l’aménagement de l’avenue Feuchères, et 1,5 M€ pour le projet Hoche-Sernam. 17 M€ seront consacrés en 2012 au programme Cadereau, contre 19 M€ l’année précédente. Selon l’adjoint en charge des finances, Yvan Lachaud (Nouveau Centre), 38 % des dépenses réelles d’investissement sont autofinancées. Le remboursement du capital de l’emprunt (17,3 M€) représente 25 % de ces dépenses. L’encours de la dette s’élèvera à 213 M€ en 2012, contre 284 M€ en 2001.
Emprunt toxique
Le maire UMP, Jean-Paul Fournier, souligne que, depuis sa première élection en 2001, « les trois taxes n’ont pas bougé ». Les contribuables nîmois figurent néanmoins toujours parmi les plus imposés de France, selon les classements nationaux. Le maire pointe également la « stabilité du fonctionnement ». Les frais de personnel (91,7 M€), en légère baisse « grâce à des transferts vers l’Agglo », représentent 45 % des dépenses de fonctionnement. Épinglée par la presse nationale pour avoir souscrit un emprunt toxique auprès de la banque Dexia, la collectivité minimise sa portée. Selon Yvan Lachaud, ce prêt s’élève à 31 M€ : « il ne représente que 14,72 % de nos emprunts. Sa toxicité est relative : il est à un taux fixe de 4,10 % jusqu’à fin 2012, puis, dans le pire des cas, augmente de deux points ».










