Inondations : Lamalou-les-Bains panse ses plaies et repense son PLU

Traumatisée par la subite montée des eaux, survenue dans la nuit du 17 ou 18 septembre (5 morts), la commune thermale* de Lamalou-les-Bains tente de s’inventer un avenir urbain. Le camping, théâtre du drame, va être déplacé sur les hauteurs. Le nouveau maire, Philippe Taillan, cherche une nouvelle aire pour accueillir une centaine de camping-cars, « et des bungalows pour l’hôtellerie de plein air ». Une solution doit être trouvée « avant mars ». Le terrain actuel deviendra une zone d’épandage. Deux mois et demi après les inondations, 43 familles sinistrées sont toujours hébergées dans des meublés, attendant la prise en charge des assurances pour engager les travaux chez elles.
Zones déclassées
Côté urbanisme, le futur PLU, élaboré avec la Sebli, « élargira la zone constructible sur les parties hautes. Les zones actuellement constructibles en bordure de rivière vont être déclassées en zones naturelles. Lamalou est très encaissée. Je me défends de donner le moindre permis de construire sur un terrain proche du cours d’eau. »
Des discussions sont en cours avec les services de l’Etat pour toiletter le PPRI. L’édile se serait bien passé d’un tel début de mandat. Les dégâts, certes pris en charge par les assurances et la solidarité nationale (dans des conditions « encore floues »), sont évalués à 21 M€. Les deux projets phare (salle polyvalente et centre aquatique) ne seront abordés en phase conception « qu’en 2016 ou 2017, soit un décalage de deux ans par rapport au calendrier initial ».
* 2 600 habitants permanents, auxquels il faut ajouter 2 000 curistes et accompagnants, 750 lits de rééducation et 1 300 salariés.










