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Haute-Garonne
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Energies
| 2/03/2026

Fruit de 47 M€ d’investissement, le Technocampus Hydrogène sera pleinement opérationnel en 2027

© Mathieu Blanc - CTV Architecte

« Nous construisons ici le plus grand centre d’essai hydrogène d’Europe », se réjouit Carole Delga, présidente de la Région, le 27 février lors d’une visite du chantier du Technocampus Hydrogène, à Toulouse Francazal. Le fruit de 47 M€ d’investissement – dont 29 M€ de la Région, 12 M€ de l’Union européenne, 3,9 M€ de Toulouse Métropole et 1,9 M€ de l’État – pour le volet immobilier, auxquels s’ajoutent 20 M€ d’équipements scientifiques. Le site de 9 000 m2 « sera livré en deux temps, précise l’élue. Tout d’abord, en septembre prochain, la première tranche dédiée aux essais industriels et aux activités d’innovation des entreprises puis, début 2027, l’ensemble du Technocampus, incluant les espaces académiques et pédagogiques ».

Un projet au long cours
Si le chantier du Technocampus Hydrogène a débuté en mars 2025, le projet est bien plus ancien. « Nous avons décidé, lors de notre premier mandat, de faire de l’hydrogène l’une de nos priorités, rappelle Carole DelgaNous avons été la première région de France à mettre en place une stratégie couvrant l’ensemble de l'écosystème. » Un Plan régional hydrogène vert 2020-2030 est ainsi doté de 150 M€, avec des actions concernant toute la chaîne de valeur, de la recherche à la production en passant par la distribution et le développement des usages. « Dans ce cadre, nous avions la nécessité de disposer d’un lieu faisant le lien entre la recherche et les industriels, indique l’élue. C’est tout l’enjeu du Technocampus Hydrogène, qui permettra aux acteurs du territoire d’avoir un temps d’avance. »

©Alexandre Léoty

Expérimentations des industriels
Ce centre d’envergure européenne, qui accueillera des capacités d’expérimentation allant jusqu’à 1 MW, a vocation à accompagner le développement de solutions pour l’aéronautique, mais aussi les mobilités lourdes et l’industrie. Il réunira des laboratoires de recherche (CNRS-Université de Toulouse-Toulouse INP), le CirimatIMFT, Laplace et LGC et accueillera les projets innovants d’industriels comme Airbus, Safran, Liebherr-AerospaceGenvia et Air Liquide. Sans oublier la présence d'une plateforme pédagogique dédiée à la formation aux métiers de l’hydrogène. « Le Technocampus en lui-même générera la création de quarante postes d’ici à 2030, mais son déploiement va initier d’autres dynamiques entrepreneuriales sur le site, avec à la clé plusieurs centaines d’emplois », estime Carole Delga.

Un site « sans équivalent »
Christophe Turpin, directeur de recherche au CNRS, responsable des activités hydrogène du laboratoire toulousain Laplace et cheville ouvrière du projet, balaie du revers de la main les récentes critiques formulées à l'encontre de la technologie de l'hydrogène vert. « La question n’est pas de savoir si l’hydrogène va sortir mais quand l’hydrogène va sortir, assure-t-il. Nous devons regarder à long terme. Un grand nombre d’industriels attendent ce Technocampus et je suis très heureux que la Région ne tremble pas. Nous ne devons pas chômer car l’Asie va très vite sur ce sujet, la Chine en particulier. » Le site haut-garonnais, où cohabiteront des acteurs de la recherche fondamentale et des industriels désireux de mener des expérimentations en toute confidentialité, sera « sans équivalent en Europe », insiste Christophe Turpin.

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Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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