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Région Occitanie
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Finances
| 18/02/2026

Serm, LGV, mobilités : la Chambre régionale des comptes pointe la nécessité de financements pérennes

© Antoine Darnaud / Région Occitanie

« Des marges de manœuvre financières insuffisantes pour maintenir un niveau d’investissement élevé. » Dans un rapport relatif aux finances et à la politique de mobilité de la Région pour les exercices 2020 à 2025 daté du 13 février, la Chambre régionale des comptes (CRC) Occitanie pointe les difficultés de la collectivité, qui a vu sa capacité à dégager de l’autofinancement « se réduire » depuis 2022. « Faute de disposer d’une autonomie suffisante sur ses recettes, la Région doit procéder à des arbitrages en dépense pour financer ses investissements dans les mobilités », relève ce rapport en précisant que la collectivité a investi en moyenne 1,2 Md€ par an entre 2021 et 2024 en ayant recours à l’emprunt à hauteur de 2,4 Md€.

Arbitrages nécessaires
De fait,
« deux éléments importants en matière d’évolution de l’offre sur le territoire régional devront trouver une source de financement pérenne en partenariat avec l’État, à savoir la mise en place des SERM (Services express régionaux métropolitains à Toulouse et à Montpellier, NDLR) et la finalisation des projets de LGV (lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan, NDLR) », explique la CRC Occitanie dans ce rapport. Ces deux derniers projets prévoient un engagement financier quasi paritaire de l’État et de la Région, dont le coût total cumulé pour la Région Occitanie serait de 1,6 Md€ sur 5,1 Md€ estimés« Au-delà de ces projets, des enjeux de financement tout aussi majeurs existent, dans le cadre du partenariat avec l’État, propriétaire du réseau, pour l’entretien et la mise à niveau des réseaux afin d’éviter la constitution d’une “dette grise“ »observent les magistrats de la CRC. Plus largement, et face à une situation financière « qui s’érode, comme pour l’ensemble des régions au niveau national », la Région Occitanie « devra adapter l’évolution de ses dépenses à celle de ses recettes et préserver sa capacité d’autofinancement pour répondre aux enjeux en matière d’investissement ». Autre constat : si l’endettement de la Région, de l’ordre de 3,5 Md€, reste « soutenable mais a fortement progressé », la Région va devoir faire des choix : « Pour maintenir un niveau d’investissement exigeant, correspondant à son rôle et à ses missions et susceptible de répondre aux enjeux qui se présentent, notamment en matière de mobilité, elle devra procéder à des arbitrages par une revue de ses dépenses. »

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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