La biotech Medincell conclut un accord majeur et mise sur plusieurs centaines de millions d'euros de revenus
La biotech héraultaise Medincell annonce le 16 avril la conclusion d’« un accord stratégique » avec le groupe pharmaceutique américain AbbVie portant sur le développement d’une nouvelle génération de médicaments existants en solution injectable permettant une action prolongée. « Medincell recevra un paiement initial de 35 M$ (32,9 M€, NDLR) et pourrait encaisser 1,9 Md$ (1,79 Md€, NDLR) en paiement d’étapes et de commercialisation ainsi que des revenus sur les ventes réalisées dans le monde », indique la PME de 140 salariés présidée par Christophe Douat. L’accord porte sur le développement et la commercialisation de six gammes de produits injectables « dans différents domaines thérapeutiques et indications ».
« Medincell sera en charge des activités de formulation et des études précliniques pour amener les candidats jusqu’au stade clinique. AbbVie financera et conduira le développement clinique de chaque programme et aura la charge de l'approbation réglementaire, de la fabrication et de la commercialisation », poursuit la biotech implantée à Jacou. « Notre technologie peut permettre d'exploiter tout le potentiel de nombreuses molécules déjà connues ou encore inexploitées », relève Sébastien Enault, son directeur commercial. Début avril, Medincell a également reçu l’accord de l'agence de santé mondiale Unitaid pour le versement d’une subvention de 6 M$ (5,5 M€) sur trois ans en vue de financer une étude clinique de phase 1 portant sur la lutte contre le paludisme. La biotech a développé une technologie (BEPO) permettant de contrôler la libération d'un médicament pendant plusieurs jours, semaines ou mois à partir d'une injection sous-cutanée ou locale.











