En croissance, Groupe Ségneré poursuit ses investissements
La société haut-pyrénéenne Groupe Ségneré, spécialisée dans l'usinage, la tôlerie, la chaudronnerie, l’impression 3D, mais aussi l'outillage et l'assemblage, poursuit ses investissements. « Nous injectons environ 2 M€ au global dans un nouvel ERP et 1 M€ dans notre parc machines, indique à La Lettre M Jean-Michel Ségneré, président. En parallèle, nous avons investi 300 k€ dans l’optimisation de nos flux. Enfin, nous prévoyons d’installer l’an prochain des panneaux photovoltaïques dans notre site industriel principal. » Des investissements consentis alors que le groupe de 150 salariés (180 au total avec sa filiale tunisienne) prévoit d’enregistrer 14,5 M€ de chiffre d'affaires cette année, contre 11,7 M€ en 2022.
Retour à l’activité d’avant-crise
« Nous enregistrions environ 15 M€ de CA en 2019, rappelle le dirigeant. Par conséquent, nous devrions rejoindre notre niveau d’activité d’avant-crise en milieu d’année prochaine. Par ailleurs, en termes de résultat, nous avons retrouvé notre équilibre lors du précédent exercice. La situation demeure néanmoins relativement tendue côté flux de trésorerie car la reprise d’activité génère une hausse du besoin en fonds de roulement. Générer du BFR tout en remboursant les PGE (4,7 M€ levés au total par le groupe, NDLR), c’est assez violent ! Il ne faudrait pas que l’on ait à choisir entre gérer le passé et prévoir l’avenir. »
Une stratégie de diversification
La croissance du groupe, dont le siège social est basé à Adé, est principalement tirée par le rebond de l’activité aéronautique. Mais Groupe Ségneré, qui travaille toujours aujourd’hui pour moitié pour Airbus et ses filiales, n’oublie pas pour autant de consolider sa stratégie de diversification, notamment dans la défense et le ferroviaire. « Notre objectif à l’horizon 2025 est d’enregistrer 40 % de notre chiffre d’affaires hors aérostructures, contre 5 à 6 % actuellement, prévient Jean-Michel Ségneré. C’est une démarche qui est accompagnée par nos clients historiques, qui souhaitent que nous soyons moins dépendants d’eux. » Dans ce cadre, le groupe prépare pour cette année une certification ISO EN 15085 relative aux activités de soudure dans le ferroviaire.
20 postes ouverts au recrutement
Reste, à l’heure de la montée en cadence de la production aéronautique, la problématique – sensible – du recrutement. « Nous avons actuellement une vingtaine de postes ouverts sur toutes les fonctions mais principalement en production, explique le dirigeant. C’est le nerf de la guerre et dans le contexte actuel, l’ensemble de la supply chain (chaîne de sous-traitance partenariale, NDLR) doit veiller à ne pas tomber dans la facilité du débauchage de personnel. Pour le moment, nous sommes relativement épargnés. » Afin de muscler son attractivité, le groupe mise sur la modernisation de son organisation au travers des certifications ISO 14001 (performance environnementale), ISO 45001 (sécurité), mais aussi ISO 50001 (performance énergétique) et ISO 26000 (responsabilité sociétale).











