Tidav veut lever des fonds pour déployer son aéronef innovant
La start-up toulousaine Tidav souhaite lever des fonds afin d'accompagner le développement de son aéronef à décollage et atterrissage innovants, indique à La Lettre M Cédric Lefort, président. Un appareil « capable de parcourir rapidement de grandes distances et conçu pour résister à des rafales de vent supérieures à 15 mètres par seconde, avec une précision de cinquante centimètres », explique le dirigeant, qui a reçu le prix “Coup de coeur du jury” lors du Prix Galaxie 2022. La société fondée en août 2021, qui cible en priorité le marché du offshore maritime, souhaite disposer de sa propre unité d'assemblage dans la métropole toulousaine « d'ici à deux ans, afin de produire dans un premier temps un à deux appareils par mois ».
Des années d'expérience dans les drones
« J'ai longtemps travaillé sur les systèmes de drones, en particulier à décollage et atterrissage vertical, au sein de Toulouse Tech Transfer puis chez Airborne Concept, explique Cédric Lefort. J'ai ainsi été confronté aux difficultés rencontrées par les appareils en cas de fortes rafales de vent, avec en particulier des instabilités aérodynamiques. » C'est pour répondre à cet enjeu que l'ingénieur a fondé Tidav avec Vivien Jourdon. « Nous avons fait valider notre technologie par l'Enac, l'Isae-Supaéro et l'Onera », indique le dirigeant, dont l'aéronef, fruit d'un long processus itératif, est désormais breveté. Accompagnée par l'incubateur régional Nubbo, mais aussi par l'Esa Bic Sud France, Réseau Entreprendre et Bpifrance, la start-up de trois collaborateurs cible prioritairement le secteur offshore maritime (éolien, oil & gaz), mais aussi les relevés environnementaux des usines Seveso. « Notre valeur ajoutée sur ces marchés est directe, pour des raisons de distance parcourue durant le vol, de vitesse du vent et d'acceptabilité de la part du public », estime l'ingénieur.
Bientôt un terrain à Port-la-Nouvelle
Actuellement hébergée au sein du site de l'Enac, à Toulouse, la jeune pousse devrait également disposer dans quelques semaines d'un terrain d'essai à Port-la-Nouvelle. Tidav, qui réalise aujourd'hui des poc (proofs of concept, c'est-à-dire preuves de concept, NDLR) en vue d'adapter son drone aux différents cas d'usage ciblés, envisage un début de commercialisation de ses appareils « dans deux ans », annonce le dirigeant.










