La crainte des salariés toulousains d’Air France Industries
L’intersyndicale CGT, FO et Sud Aérien va organiser un nouveau mouvement de grève le 17 mai dans le site toulousain d’Air France Industries en vue de dénoncer la stratégie de la direction. « Depuis 2004, nous sommes passés ici de 575 à 280 personnes, a expliqué le 16 mai à La Lettre M Rémi Carlier, responsable syndical CGT. À terme, nous craignons d’être filialisés. » En cause, la disparition de l’activité historique de maintenance des A320. « Ils sortent de la flotte d’Air France pour être remplacés par des A220, traités en région parisienne, a précisé Rémi Carlier. Pour combler cette chute d’activité, la direction nous propose de travailler sur des avions militaires, ce qui nous ferait à nouveau tomber dans la mono-activité. »
80 départs l'an dernier
En vue d'accueillir ces gros porteurs militaires - il s’agirait d’Awacs de Boeing et d’A330 MRTT d’Airbus -, un investissement global de 12 M€ serait consenti localement, de source syndicale. « Ce n’est pas suffisant ! a déploré le responsable CGT. Nous passerions de trois à deux lignes de production... Nous avons déjà enregistré 80 départs l’an dernier et on nous annonce encore un sureffectif de 50 agents. » Pour l’intersyndicale, afin d'enrayer cette érosion progressive des effectifs, il est nécessaire d’impulser une dynamique ambitieuse au sein du site toulousain. « Nous devons diversifier notre activité pour nous développer », a martelé Rémi Carlier, qui prévoit l’organisation de trois mouvements de grève chaque semaine. « Pour le moment, les portes des discussions avec la direction sont closes », a conclu le représentant syndical. Contactée le 16 mai par La Lettre M, Air France Industries n’a pas encore donné suite.










