La marque de vêtements Almé Paris séduit les investisseurs
Le bouclage de la levée de fonds, environ 1 M€, portée par Almé Paris se précise. « Plusieurs business angels nous ont rejoints », se réjouit Emmanuelle Szerer, fondatrice de l'entreprise (sept salariés, Villeneuve-lès-Avignon), qui conçoit et commercialise des vêtements destinés aux femmes faisant de la taille 36 à 54. Parmi eux, le Nîmois, Alain Penchinat, par ailleurs PDG du groupe de promotion immobilière Les Villégiales (Nîmes), et celle que le magazine Forbes présente comme « la papesse du recrutement de la mode et du luxe, première business angel de France », Chantal Baudron, ont été séduits par le concept. Évoquée par La Lettre M en septembre, l'opération est déjà sécurisée à environ 40 % en equity. « Des discussions sont en cours avec des fonds d’investissement, précise Emmanuelle Szerer, et une partie de la levée devrait être bouclée, via de l’emprunt bancaire. »
CA plus que triplé
Il faut dire que les performances affichées par Almé Paris sont au beau fixe. Entre 2020 et 2021, l’entreprise a multiplié son CA par plus de trois qui devrait passer de 300 k€ à environ 1 M€. Une croissance que la dirigeante attribue à une évolution de son mode d’achat auprès de ses fournisseurs. Depuis février 2021, à l’occasion du lancement de la collection été 2021, Almé Paris, a opté pour la pré-commande. « Avant, nous lancions la production d’articles à l’aveugle, et nous faisions du réassort au cours de la saison pour les produits les plus commandés. Résultat, nous étions régulièrement en rupture de stock ». Aujourd'hui, seuls les “best-sellers“ sont produits. « Durant une période d’observation de sept jours, nous regardons comment évoluent les commandes avant de prendre une décision, poursuit Emmanuelle Szerer. Et celle-ci est revue tous les mois environ. » Pour ne pas impacter ses délais de livraison, la marque a aussi modifié son “sourcing“ et fait appel, à 80 %, à des fournisseurs français, les 20 % restants étant basés au Portugal. Auparavant, 80 % des fabriquants étaient portugais et 20 % indiens.
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