La convention Aeromart maintenue dans un contexte sanitaire et économique tendu
« Aeromart, la première convention d'affaires internationale des industries aéronautiques et spatiales, se tiendra du 1er au 3 décembre… en principe ! », déclare Philippe Robardey, président de la CCI de Toulouse. La 13e édition de l’évènement est pour le moment maintenue, dans un format hybride inédit : en physique au Meett, mais également en digital, avec des conférences et rencontres par écrans interposés. Ainsi, les entreprises qui participent (600 déjà inscrites, 1 000 attendues) disposeront d’un stand digital et/ou physique. « Au 31 août, 100 % des entreprises s’étaient inscrites en présentiel ; aujourd’hui on est plutôt à 80 % en présentiel et 20 % en physique, et on devrait finir à 70-30 », estime Stéphane Castet, PDG d’ABE qui organise l’événement. Grâce à ce nouveau format, il s’attend à une hausse de la participation, mais un recul du nombre de rendez-vous d’affaires. « Les gens ne vont pas rester 8 à 9 h devant leur écran, concède-t-il. Mais nous allons élargir les plages horaires et organiser des rencontres jusqu’à 22 h pour nous adapter au décalage horaire entre les participants du monde entier. » Une vingtaine de délégations étrangères a d’ailleurs déjà confirmé sa participation, en présentiel ou en virtuel : Allemagne, Espagne, Autriche, Belgique, Corée du Sud, Canada, Royaume-Uni, États-Unis, Italie, Malaisie, Maroc, Japon… Les grands donneurs d’ordres seront eux-aussi présents : Airbus, Bombardier, Boeing, Latécoère, Safran, Liebherr Aerospace, Thales, Diehl, ATR…
Un secteur stratégique en crise
« Malgré la configuration particulière, il était essentiel de maintenir la convention, car plus que jamais, les acteurs de la filière aéronautique et spatiale ont besoin de se rencontrer, de continuer à faire du business et de trouver des pistes pour se réinventer », estime Philippe Robardey. Pour lui, l’une des clés de la relance est l’aboutissement futur d’un « avion plus vert ».
Reste que l’optimisme ne gomme pas les chiffres. Les acteurs locaux sont conscients de l'ampleur de la crise qui touche le secteur aéronautique et spatial, fondamental pour la région. « Il participe à plus de 75 % aux volumes d’exportations régionales », précise Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie. « La reprise sera lente », note Philippe Robardey, rappelant que l’IATA (association internationale du transport aérien) prévoit une baisse du trafic aérien mondial de plus de 50 % en 2020. « L’activité de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, dont la CCI est le 2e actionnaire, a baissé de 70% », poursuit-il. Autant dire que le contexte ne va pas favoriser la conclusion de contrats pendant la convention. « Aeromart sera l’occasion pour les entreprises de créer des liens qui seront consolidés dans les mois à venir », espère cependant Stéphane Castet. D’autant plus qu'Aeromart est « l’unique évènement mondial dans le secteur de l’aéronautique et du spatial maintenu en 2020 », insiste Nadia Pellefigue.
Si le contexte sanitaire venait à empirer, les organisateurs ont déjà prévu des alternatives : « Nous pouvons organiser un Aeromart 100 % virtuel sur cinq jours ou même, reporter l’événement du 18 au 20 janvier 2021 », rassure le PDG d’ABE. Lors de sa dernière édition, en 2018, Aeromart avait accueilli 3 000 participants et organisé 16 000 rendez-vous d’affaires.
Inscription et programme sur toulouse.bciaerospace.com










