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Région Occitanie
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Conjoncture
| 18/10/2016

Attractivité et emploi : l'Hérault et la Haute-Garonne en locomotives régionales

Une région attractive mais marquée par de profondes disparités au niveau des territoires. Dans sa dernière enquête publiée le 17/10 intitulée « 13 départements entre disparités et ressemblances », l'Insee passe l'Occitanie au crible d'une batterie d'indicateurs. Premier constat, « si les écarts peuvent être très grands entre les territoires, des points communs apparaissent aussi entre certains d'entre eux ». En termes d'attractivité, l'enquête relève la dynamique démographique « particulièrement forte » dans les départements de l'Hérault (1,07 M d'habitants) et de la Haute-Garonne (1,279 M). Entre 2007 et 2012, la hausse annuelle de la population a été supérieure à 1 % avec respectivement + 1,3 % et + 1,2 % (moyenne régionale : + 0,9 %).

Et grâce à l'afflux des familles et des actifs, l'âge moyen y est inférieur à la moyenne régionale de 41,8 ans : 38,5 en Haute-Garonne et 40,9 ans dans l'Hérault. Dans le reste de la région, la plupart des départements moins urbanisés connaissent des évolutions de population plus modérées. Le Gers (+ 0,6 %), l'Ariège (+ 0,5 %) et le Tarn (+ 0,5 %) ont une croissance proche de celle de la France métropolitaine (+ 0,5 %), alors que la Lozère (département le moins peuplé de France) et les Hautes-Pyrénées ont vu leur population se stabiliser entre 2007 et 2012. Ces départements sont tous plus âgés que la moyenne régionale. Autre particularité, les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales connaissent à la fois un dynamisme démographique (+ 0,9 %/an) et une population en moyenne plus âgée (43,3 ans). Les seniors y sont particulièrement nombreux avec 30 % de personnes âgées de plus de 60 ans (24 % en France métropolitaine), mais « l'apport migratoire ne suffit pas à rajeunir la population », souligne l'Insee. L'enquête pointe également le lien entre l'attractivité de certains territoires et le niveau d'emploi. Si ce dernier est dynamique dans la région avec une progression soutenue de 2,1 % entre 2007 et 2012, cette évolution masque là aussi d'importantes disparités. Les départements les plus ruraux semblent en effet exclus de cette croissance (- 2,4 en Ariège, - 1,1 % en Aveyron, - 3,7 % dans les Hautes-Pyrénées) alors que la Haute-Garonne (+ 6,2 %), l'Hérault (+ 2,8 %) et le Tarn-et-Garonne (+ 2,3 %) sont les principaux acteurs de cette évolution.
Dernier constat, si les évolutions de population participent à la croissance de l'emploi, le taux de chômage régional (11,2 %) reste l'un des plus élevés de France. « L'une des raisons réside dans le déficit d'emplois de la sphère productive. L'Aude, l'Hérault ou les Pyrénées-Orientales, faiblement industrialisés, sont dans le trio de tête des départements les plus touchés par le chômage », résume l'enquête. Mais dans 8 départements sur 13, le taux de chômage est inférieur à la moyenne régionale. Parmi eux, l'Aveyron, le Gers, le Lot et la Lozère ont même un taux inférieur à la moyenne nationale (9,4 %). L'Insee évoque également le cas particulier de la Haute-Garonne. « Un département à part qui se distingue à plus d'un titre des autres départements de la région. » Plus peuplé et plus urbanisé d'Occitanie, il est aussi le plus jeune et offre plus du quart de l'emploi total régional, soit 613.000 emplois sur les 2,182 M recensés en Occitanie. C'est aussi le plus riche avec un revenu disponible médian de 21.475 € (moyenne régionale : 18.888 €).  

Avec 5,6 M d'habitants, l'Occitanie se situe au 5e rang des régions françaises les plus peuplées. Avec 13 départements, c'est la région française qui en compte le plus.

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