Fil infos

| | 23/04/2014

Zoom sur. Signature des premiers contrats

Lancée officiellement le 25 janvier 2013, la plateforme régionale de transfert technologique du CEA en Midi-Pyrénées, monte progressivement en puissance.

CEA Tech Midi-Pyrénées, qui s’inscrit dans une initiative nationale visant à dupliquer l’exemple grenoblois, est aujourd’hui opérationnel et prévoit, d’ici l’été prochain, de s’installer dans de nouveaux locaux, où il pourra engager ses premiers investissements.

1 000 m2 de locaux prévus à Rangueil
En attendant de disposer de ses futurs locaux sur le parc d’activités de Montaudran Aerospace, comme le prévoit la convention signée avec la Région Midi-Pyrénées, CEA Tech Midi-Pyrénées, déjà un peu à l’étroit dans les bureaux qu’il occupe à l’Onera, prépare un premier déménagement. « D’ici l’été prochain, nous devrions disposer de 1 000 m2 sur le campus de Rangueil, dont 600 m2 de plateforme technologique », souligne Nicolas Sillon, directeur du CEA Tech Midi-Pyrénées. Ce déménagement va permettre d’engager les premiers investissements en moyens d’essais et de recherche. « 6 M€ d’investissement en matériels pour l’équipement de cette plateforme, sont prévus d’ici mars 2015 », rappelle Nicolas Sillon. L’implantation à Toulouse d’une plateforme régionale de transfert technologique (PRTT) du CEA Tech, conduite en parallèle avec deux autres implantations sur Bordeaux et Nantes (suivies dans la foulée par Metz), doit permettre aux PME de Midi-Pyrénées de bénéficier de l’appui du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) en matière de transfert de technologies. A terme, une centaine de chercheurs sera recrutée dans ce centre. La PRTT toulousaine va bénéficier en phase de lancement (2013-2016) d’une enveloppe globale de quelque 9,5 M€, dont 1 M€ de l’Etat, 1 M€ de la Région, un peu plus de 500 K€ du CEA et 7 M€ de l’Europe (cf. mps n°1928).

Trois axes prioritaires pour Toulouse
Chaque PRTT s’engage à mettre en place des moyens de R&D adaptés aux activités industrielles et de recherche de l’éco-système dans lequel elle s’inscrit. « L’objectif est d’éviter les doublons et de favoriser les complémentarités », précise Didier Besnard, directeur de l’Institut CEA Tech en Région, créé pour coordonner et piloter l’action CEA Tech dans les régions. Trois axes technologiques prioritaires ont été retenus pour Toulouse : les problématiques énergétiques, avec notamment le stockage, l’électronique de puissance, avec un focus sur les micro et nanotechnologies et les technologies logicielles, notamment appliquées aux systèmes embarqués et systèmes de contrôle non destructifs.

Réflexion autour de la santé
Un quatrième axe est toujours en réflexion, concernant la santé et le maintien à domicile, avec un focus en direction des capteurs. « Mais à ce stade, c’est encore un peu tôt », reconnaît Nicolas Sillon. « Nous préférons nous donner encore un peu de temps pour bien définir notre positionnement ». Pour cela, les rencontres se multiplient avec les acteurs régionaux de l’économie et de la recherche. Deux premiers « tech-days » ont été organisés en mars et novembre 2013 à la CCI de Toulouse, l’un justement autour du thème la santé et l’autre de l’énergie. Trois réunions ont également été organisées à Tarbes (Hautes-Pyrénées), Cambes (Lot) et Castres (Tarn).

Dix premiers contrats de recherche
« Nous avons démarré une dizaine de contrats industriels et une quarantaine sont en discussion », indique Nicolas Sillon. La Snam, à Viviez (12), spécialiste du recyclage des batteries, vient ainsi de conclure (cf. mps n°1973) un partenariat avec CEA Tech Midi-Pyrénées, pour améliorer les procédés de récupération de métaux contenus dans des batteries Lithium-Ion, en particulier le manganèse. MHComm (11 salariés, 600 K€ de CA) à Toulouse, éditeur de logiciels de télésanté au domicile, a fait appel à CEA Tech Midi-Pyrénées, pour faire évoluer sa plateforme grâce à de nouveaux algorythmes intégrant big data et aide au diagnostic. De son côté, le contrat signé avec APSI3D, créée à Tarbes en 2013 (cf. mps n°1928), et dont l’objet est le développement de nouvelles génération de composants de conversion de puissance, vise à industrialiser des technologies incluant du test dans le domaine des interrupteurs de puissance pour les systèmes de pilotage de moteurs électriques. En parallèle, une dizaine de thèses communes avec des laboratoires de recherche de Midi-Pyrénées ont été engagées. « Notre plan d’affaires se déroule normalement », souligne Nicolas Sillon. L’équipe de CEA Tech Midi-Pyrénées, de 8 personnes, devrait passer à une quinzaine d’ici quelques mois. Les recrutements sont engagés.

Marina Angel

Encadré : 3 laboratoires de recherches

CEA Tech bénéficie du portefeuille
de technologies de 3 laboratoires :
- LETI (micro et nano technologie)
- LITEN (technologies de l’énergie)
- LIST (systèmes numériques intelligents)

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie