Vives inquiétudes chez les salariés de Bosch Rodez
Les salariés de l’usine Bosch de Rodez redoutent le désengagement de leur direction dans ce site industriel de 1 400 salariés qui a déjà perdu près de 300 postes ces derniers mois. Selon la CGT, le président du directoire de l’équipementier automobile allemand a annoncé, début novembre, « qu’il n’y aurait pas de nouveau produit » conçu dans cette usine et que « seule une diversification pourra apporter du travail ». La fermeture du site pourrait par ailleurs être envisagée dans le cas où l’État déciderait d’interrompre son soutien financier à cette unité. Pour Yannick Anglares, secrétaire CGT, « il est clair que Bosch se désengage du site en laissant comme seule porte de sortie le Groupe de réflexion industrielle (GRI, constitué sous l’égide de l’État en vue de diversifier l’activité, NDLR). Le groupe n’a pas la volonté de mettre les moyens pour que la transition industrielle du site de Rodez soit un succès. Et il profite gracieusement des aides de l’État pour se donner du temps et baisser continuellement les effectifs de l’usine. »
À lire également : Projet de diversification pour l’usine Bosch Rodez










