Vin : les caves coopératives convoitent les marchés à l'export
Face aux ventes de vin en berne en grande distribution française, les caves coopératives – représentant 70 % des volumes régionaux - regardent vers l’international. « Les États-Unis sont le premier marché mondial et c’est là qu’il y a la meilleure valorisation », indique Ludovic Roux, président des Vignerons coopérateurs Occitanie. Ce marché devient, malgré le coût du transport, convoité. Sur le marché asiatique, « nous assistons à un rééquilibrage avec des situations très compliquées en Chine mais aussi des pays comme le Japon qui devient très intéressant, notamment pour l’IGP Pays d’Oc. » Pour cette récolte, sont prévus « entre 12,5 et 13 Mhl pour l’ex-LR et 1,9 Mhl pour l’ex-MP », soit une année « normale », selon Ludovic Roux.
À ce jour, près de 3,9 Mhl de vins régionaux sont exportés. Le président des Vignerons coopérateurs rappelle qu’il faudra toutefois composer avec l’inflation : « entre 2019 et 2022, les hausses de charges sont comprises entre 300 et 1000 €/ha à la production, soit près de 20 %. Dans les caves coopératives, cela représente de 3 à 5 €/hl de charges supplémentaires. Or, dans le contexte économique actuel, on ne peut bien sûr pas augmenter le vin de 20 %. Il faut un partage de l’effort entre toutes les parties de la filière. »










