Vin : le négociant Raphaël Michel cherche 100 ha en Languedoc
Pour le négociant rhodanien Raphaël Michel (80 M€ de CA en 2015, Vaucluse), spécialisé en vrac, « la croissance est essentiellement en Languedoc-Roussillon », indique son dirigeant Guillaume Ryckwaert. Celui-ci souhaite « intégrer d’ici un à deux ans un vignoble significatif, de minimum 100 ha, sur le Biterrois ou le Carcassonnais. Nous sommes en prospection active ». Pour la partie Languedoc, le sourcing actuel représente 300 000 à 400 000 hl. « Les cépages en Pays d’Oc représentent un très bon rapport qualité/prix, en particulier à l’export » qui pèse à ce jour 30 % du CA. « C’est là que se fait la croissance. D’ici à 5 ans, plus de la moitié du chiffre se fera à l’export », poursuit le dirigeant. Depuis 3 ans, Raphaël Michel est également propriétaire de la maison Claude Nicolas à Fronton (Haute-Garonne), négociant vinificateur sur les vins du Sud Ouest, en particulier des blancs et des rosés. Le volume traité s’élève à près de 150 000 hl et le CA 2016 devrait s'approcher des 10 M€.
Les six exploitations détenues en propre par le négociant représentent plus de 400 ha, mais aucune à ce jour en Languedoc. « Notre pôle de vinification est dans le Rhodanien, il nous faut aussi un pôle vignoble pour gagner en autonomie. La vinification de ce vignoble languedocien se ferait dans des caves coopératives », poursuit le dirigeant. Raphaël Michel dispose déjà d'une filiale dédiée au vin vrac du Languedoc-Roussillon. Parallèlement, l’activité de vinification de la filiale Dolia dans la Drôme ne cesse de progresser. Elle traitait en 2015 près de 50 000 hl, uniquement pour des vins de la vallée du Rhône et « l’objectif est de vinifier entre 60 000 et 80 000 hl en 2016 ». Des agrandissements sont prévus sur le site de vinification de Visan pour 2 M€ d’investissement en 2016 et 2017.










