Vin : l'appel à la conversion bio
En matière de surfaces viticoles certifiées bio ou en conversion, les bassins de l'ex-LR (22.000 ha) et du Sud-Ouest (3.000 ha) font figure de bons élèves, avec + 17 % et + 72 % par rapport à 2015. Pourtant, avec une consommation de vin bio en hausse de 20 % en France, « il faut relancer la conversion au bio, insiste (le 29/1) Patrick Guiraud, président de SudVinBio, organisateur du salon Millésime bio à Montpellier. La pyramide des âges n’est pas favorable. Il faut initier les jeunes. » À ce titre, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, rappelle « qu’en 2017, 1 M€ a été attribué à des jeunes agriculteurs dans le cadre du soutien à la plantation de vignes nouvelles. Un nouvel appel à projets sera lancé en 2018 ». Le président de SudVinBio rappelle aussi la nécessité « d’améliorer les techniques, de mieux connaître l’évolution des marchés et de mobiliser les réseaux régionaux ». Le négociant en vin bio Jacques Frelin (Montpellier), vice-président de SudVinBio, indique que SudVinBio souhaite la mise en place d’un logo pour les vins issus de vignes dans les deux dernières années de leur conversion vers le bio. « C'est un argument pour convaincre le producteur de passer au bio. Il faudra bien expliquer le processus de conversion au consommateur. » L’Inao et FranceAgriMer sont sollicités. « Nous voulons ce logo pour le millésime 2018. Si nous n’avons pas de réponse en juin, l’association France Vin Bio lancera un logo privé, prévient Jacques Frelin. L’autre difficulté est le prix élevé du vin conventionnel. Moins le différentiel entre les vins conventionnels et les vins bio sera important, plus il sera difficile de convaincre les producteurs de passer au bio. »










