Vergèze (30) > Perrier : la médiation de l’Etat est sollicitée
Le préfet du Gard, J-P Hugues, réunira-t-il la direction de Perrier, les syndicats et les élus de Vergèze pour une table ronde sur l’avenir de Perrier, comme le lui a demandé la CGT dans un courrier adressé le 23 août ? Depuis l’annulation, le 30 juillet, du plan de restructuration (cf. l’été économique), la direction reste muette sur ses intentions mais dit vouloir reprendre la parole début septembre. Le 30 juillet, le pdg de Nestlé Waters France avait évoqué trois possibilités : la filialisation, la vente ou la délocalisation. Selon J-P Franc, secrétaire général CGT, la première serait la moins dramatique mais n’est pas la plus certaine : « Nestlé peut vendre à un fonds d’investissement, mais moins sûrement à un concurrent : en juin la direction a refusé de donner suite à l’offre de reprise par les cafés Legal du site de Marseille-Saint-Menet (café soluble et chocolat). La délocalisation est aussi toujours possible ; en 1996, Nestlé avait bien projeté de lancer une eau de source en Egypte sous le nom Baraka de Perrier ! » Ce projet, parfaitement légal dans son principe puisqu’il n’y a pas d’AOC concernant l’eau extraite à Vergèze, avait été abandonné en raison du tollé qu’il avait suscité localement.










