Veolia confirmé pour Maera, Novergie remporte Amétyst

Comme révélé mardi dans notre newsletter, Philippe Saurel, président DVG de Montpellier Agglomération (au centre sur la photo), officialise mercredi matin que la commission d’attribution a retenu l’offre de Veolia Eau pour le traitement des eaux usées de la station d’épuration Maera (Lattes), et la collecte des eaux usées de 14 communes de l’agglomération raccordées à cette station. Pour l’exploitation de l’usine de méthanisation Amétyst, l’offre de Novergie (Suez) a été jugée la plus performante par Cyril Meunier (à gauche), vice-président délégué à l’environnement, pour « la cohérence des engagements financiers (86 €/tonne) ». Novargie l’emporte face à Urbaser et Idex.
Les deux marchés d'assainissement attribués à Veolia, qui courent sur sept ans, s’élèvent respectivement à 7,5 M€ par an et 6 M€ par an. soit un marché de 94,5 M€. Veolia était en concurrence avec la Lyonnaise des Eaux (Suez) et la Saur. Pour le traitement des eaux usées de Maera, les prix concurrents de ceux de Veolia étaient « moindres, et néanmoins très proches (5 à 11 % d’écart). Veolia, qui propose un prix de 0,35 €/m3 HT (« inférieur au tarif actuel ») présentait l’offre la mieux-disante sur tous les autres critères, selon Philippe Saurel, « notamment sur la gestion dynamique des ouvrages et le traitement de la problématique de l’odeur, qui est un enjeu majeur. » Veolia a également été préférée pour « son service d’information autonome, la transparence de l’exploitation, des engagements supérieurs en termes de développement durable et de renouvellement des ouvrages les plus importants ».
Un troisième lot d’assainissement est attribué à Alteau Aqualter, pour la collecte des eaux usées de 17 communes des secteur est et ouest. Alteau Aqualter l’emporte face à Veolia, la Saur, la Lyonnaise des Eaux et la Nantaise des Eaux.
Amétyst attribué à Novergie
Interrogé par La Lettre M sur une éventuelle intervention de dernière minute en faveur de Veolia (cf. la newsletter de ce mardi), Philippe Saurel a nié en bloc : « Je laisse les commissions se dérouler. Je n’interviens pas dans ce type de chose. Ce n’est pas mon rôle. Je laisse les vice-présidents faire leur travail. Oui, on a reçu des pressions, y compris quand on a fait passer l’eau potable en régie publique. Mais on n’est pas suspects. »
René Revol, vice-président en charge de l’eau (à droite sur le photo), a ajouté : « Il y a eu 48 heures de séance publique d’audition cet été, et autant de préparation de dossiers. On a travaillé en toute indépendance. Les offres ont fait l’objet d’une analyse systématique des critères en question. Il y a eu deux niveaux d’offres successives. Pour Maera, le critère du traitement des odeurs a été décisif. Veolia a fait une réponse précise, en proposant de traiter les trois sources principales. L’un des trois candidat n’a fait sur ce point aucune proposition, et le troisième a proposé une solution qui n’était pas réaliste, car testée nulle part et n’apportant aucune garantie. Il n’y a eu aucun revirement de dernière minute, juste de la ténacité. J’infirme qu’il y aurait pu avoir un choix précédent, modifié dans la dernière ligne droite. »
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