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Région Occitanie
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Viticulture
| 3/09/2024

Vendanges 2024 : vers une faible récolte « surprise »

© SB

Mauvaise surprise pour les vendanges 2024. Malgré de « belles vignes », les volumes ne seront pas au rendez-vous pour cause de grains jugés petits et clairsemés. « Les vendanges ont commencé depuis quinze jours et la situation est un peu plus compliquée que prévu. Nous pensions récolter 4,5 millions d’hectolitres dans Hérault, puis 4,3 millions, et ce sera sûrement largement en-dessous », évalue le 2 septembre Jérôme Despey, président de la chambre d’Agriculture de l’Hérault, aux côtés du préfet du département, François-Xavier Lauch lors d’une visite au domaine de Sériège (115 ha) et à l'Union des caves coopératives de Cébazan, Cruzy, Montouliers.

Qualité au rendez-vous
Barthélémy d’Andoque, du Domaine de Sériège, confirme à La Lettre M de faibles volumes. « Nous récoltons habituellement 7 500 à 8 000 hectolitres, nous pourrions faire moins 30 %. » En Occitanie est, les retours de terrain se situent aux mêmes niveaux. « Dans les Pyrénées-Orientales, la baisse est de l’ordre de 20 à 30 % », relaie le président des vignerons coopérateurs de l’Hérault, Fabien Castelbou. Le moral n’est pas très bon, la rentabilité n’est pas là. » Selon les cépages, les baisses se situeraient entre 20 % et 50 %. Principale explication de cette petite récolte : les sécheresses à répétition. Elles perturbent les vignes dans la durée, selon les techniciens de la chambre d’agriculture. Les vignes protègent les ceps en produisant moins. Les phénomènes de coulures (chute des fleurs ou des jeunes baies) et de millerandage (taille variable des baies) ont aussi été très importants. Si la quantité n’est pas au rendez-vous, reste la qualité : « Elle sera très bonne », assurent l’ensemble des viticulteurs. Face à une situation économique difficile, les professionnels ont rappelé au représentant de l’État leurs attentes : modalités du futur plan d’arrachage, définitif et temporaire, en attente d’une autorisation de l’Union européenne, possibilité d’exonération de cotisations de la MSA (mutuelle) ou obtention de prêts à taux zéro de Bpifrance pour soutenir les trésoreries. Et pour faire face à la sécheresse, les viticulteurs attendent aussi des projets de retenues hivernales. Trois sont à l’étude par le Département de l’Hérault. Une décision doit être prise fin 2024 sur l’intérêt de ces sites, qui pourraient stocker de l’eau venant du canal du Bas-Rhône.

Sylvie Brouillet
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