Pyrénées-Orientales
UPVD : l’hôtel d’incubation à l’horizon 2016

Fabrice Lorente, le président de l’Université Via Domitia de Perpignan, a fait de la création d’un incubateur d’entreprises innovantes un axe fort de sa politique d’établissement à côté de la formation, la recherche (18 laboratoires et transferts de technologie), l’innovation, l’insertion et la création d’activités source de « densification économique » du territoire. Après s’être invité dans le débat de la politique locale sur cette question, le président passe à la vitesse supérieure en annonçant devant la presse, sur le site Insol à Tecnosud, son ambition d’ouvrir « un hôtel d’incubation à l’horizon 2016 au cœur du campus, pour un investissement global de 2,6 M€ ».
Mobilisation du CPER et du Feder
« Le projet est en cours de finalisation. À ce jour, les fondateurs de la fondation ont validé une contribution de 0,26 M€, soit 10 % du montant. Les 90 % restants, soit 2,4 M€, sont inscrits au CPER 2015/2020 », précise le président. Il confirme par ailleurs que des acteurs économiques comme le Crédit Agricole Sud Méditerranée sont impliqués dans ce projet, et que d’autres s’y agrègent régulièrement. « Néanmoins, nous nous appuierons aussi sur des fonds Feder et autres pour assurer le fonctionnement de l’incubateur. » Dans les faits, si l’hôtel d’incubation sera au cœur du campus, évitant ainsi d’empiéter sur l’espace des laboratoires et de la plateforme technologique, qui accueillent les porteurs de projets innovants, il sera « bi-site » avec la plateforme de Tecnosud qui abrite les laboratoires Promès-CNRS.
Une dizaine d’entreprises
« L’ambition est d’accompagner en incubation un flux constant d’une dizaine d’entreprises en émergence sur une période de un à trois ans », complète Matthieu Martel, vice-président de l’UPVD (valorisation de la recherche). « L’intérêt d’un incubateur à l’UPVD est de conserver la relation de proximité laboratoire/créateur, de ne pas délocaliser l’incubation, de faciliter l’interaction entre porteurs de projet, entreprise, chercheur, stagiaires… et d'éviter les fuites de porteurs de projet et de développement économique potentiel », explique Xavier Py, le vice-président (recherche).
Jeunes pousses
Cette notion d’incubation et sa logique d’appui technologique et d’accompagnement est devenue naturelle au sein de l’UPVD. Le président, Fabrice Lorente, cite en exemple des jeunes pousses qui « se sont créées et sécurisées, ou sont en cours de création ». Parmi elles : Phytotagante (Toulouges) et Coldway (Pia). Pour Cédric Bertrand d’Akinao (Perpignan, biopesticides et biocontrôle, équipe de 8 personnes, dont 3 salariés), qui a été incubé par LRI et accompagné par un contrat entre l’UPVD et CEEI Plein Sud Entreprise, « nous bénéficions de la plateforme technologique de l’UPVD, un matériel auquel une jeune société ne peut prétendre. » D’autres entreprises comme Numalis (détecteur et correcteur des erreurs numériques de programmes), Résolution (traitement de micro-polluants), Helioprocess (capteurs solaires à haute concentration), Smile is Bac (projet éducatif numérique), sont quelques-unes des entreprises nées et/ou accompagnées par l’UPVD et les autres structures d’accompagnement.










