Une année 2020 internationale pour Smag
Smag, filiale du groupe coopératif In Vivo dédiée aux systèmes d'information agronomique (12 M€ de CA, 180 salariés dont 119 à Montpellier), prévoit pour 2020 d’acquérir 3 000 nouveaux agriculteurs utilisateurs de ses solutions. Elle compte plus de 30 000 utilisateurs à ce jour. Un déploiement à l’international est programmé ainsi que des partenariats stratégiques « dans le domaine de l’agriculture de précision », indique Didier Robert, directeur général. Un partenariat a notamment été signé avec le groupe marocain OCP, leader mondial sur le marché des phosphates, en vue de cocréer des outils adaptés à l’agriculture africaine. Des opérations de croissance externe sont prévues, notamment sur le continent américain. « Nous espérons une acquisition avant la fin de l’année, confie le DG. Nous sommes à chaque fois soucieux de mettre en place une Smag alliance, c’est-à-dire de conserver l’ancrage local tout en y associant nos solutions globales. C’est notre façon de nous différencier de nos concurrents, américains notamment, qui ont tendance à vouloir appliquer leur modèle ».
Diagnostic HVE
En octobre, Smag lance une application mobile permettant d’établir le diagnostic HVE (Haute valeur environnementale) d’une exploitation agricole. « Cette application va permettre à un agriculteur de s’autogérer, de simuler la mise en place du label et de suivre sa mise en oeuvre au sein de son exploitation, explique Didier Robert. Notre marché prioritaire est celui de la viticulture dans lequel le label HVE se développe beaucoup mais nous sommes en mesure de suivre plus d’une centaine de chartes/labels au profit de nos clients. »
Caoutchouc
Parallèlement, la filiale d'InVivo poursuit le développement de l’application Rubberway, conçue par l’équipe de Smag Montpellier, et gérée par la co-entreprise l’associant à Michelin et Continental. Cette application permet de cartographier les pratiques responsables de la filière de caoutchouc naturel via des questionnaires soumis à chaque acteur de la supply chain du caoutchouc. Pour Michelin, au-delà d’une démarche en faveur de sa politique de RSE, « cette application était aussi un moyen de se différencier de ses concurrents – notamment des fabricants asiatiques low-cost de la filière du caoutchouc - en mettant en avant une démarche vertueuse », indique Didier Robert. Des discussions avec d’autres fabricants mondiaux de pneus sont en cours pour qu’ils rejoignent le programme. « L’innovation réside dans la capacité de propagation du questionnaire soumis aux acteurs de la filière, résume Didier Robert. En partant de l’usine, l’application descend toute la chaîne, jusqu’au producteur. Cela nous permet ainsi d’obtenir une cartographie complète et exhaustive. »










