Le bailleur social privé Un Toit pour tous livrera 373 logements en 2013, un chiffre « record », selon son directeur général Jean-Paul Giral. La SA HLM, qui s’est fixée en 2008, lors de sa prise de contrôle par la Caisse d’épargne, un objectif de construction de 300 logements neufs par an, a livré 241 logements en 2012 et 137 en 2011. Les deux tiers des logements livrés en 2013 le seront dans l’Hérault, le dernier tiers dans le Gard. 380 logements seront mis en chantier en 2013, contre 398 en 2012 et 175 en 2011. La SA a réalisé un CA 2012 de 37,8 M€, pour un résultat net de 2,7 M€, avec un autofinancement net de 3,6 M€. « Nous avons atteint notre rythme de croisière », estime le DG, qui gère un parc de 7 400 logements, en grande majorité dans le Gard, siège historique de la société. La SA est présidée par Bernard Lasserre.
Foncier trop cher
« La pression est vraiment dans l’Hérault », assure Jean-Paul Giral, qui lance plusieurs opérations à Montpellier, où Un Toit pour tous a ouvert une agence. Selon lui, « notre axe de développement se situe aujourd’hui de part et d’autre de l’A9, de l’A75 et de la RN 106 entre Nîmes et Alès, et dans tous les villages de plus de 1 500 habitants ». Selon le DG, « si le foncier était moins cher, nous pourrions passer de 300 à 600 logements par an ». Il déplore notamment que l’Établissement public foncier régional « ne serve qu’aux collectivités locales. Il n’y a pas de lien avec les bailleurs sociaux ». Il reconnaît, néanmoins, que « la spécificité du L.-R., c’est une volonté d’impulser une aide à la surcharge foncière, qui permet, dans cette région où le foncier est cher, d’équilibrer les opérations ».
Parmi les projets emblématiques de la SA HLM : la construction d’un lotissement de 120 logements dans le quartier du Boucanet, au Grau-du-Roi, livré entre 2015 et 2018 ; celle de 22 logements, dont 50 % dédiées aux personnes âgées, sur le site de l’ancien collège de Vauvert ; ou encore la construction de deux collectifs de 10 appartements chacun, à Redessan, livrés en 2014, qui constituent la « première opération de bâtiment à énergie positive » pour le bailleur social.