Pyrénées-Orientales
Energies
Un projet de consortium industriel pour centrales thermodynamiques solaires

Le G 16, association qui regroupe une vingtaine d’entreprises industrielles des P.-O., s’est réuni ce 16 juillet à la CCI des P.-O. afin de développer un projet de consortium d’entreprises industrielles en capacité d’intégrer les marchés nationaux et internationaux de construction de centrales thermodynamiques solaires (concentration solaire). Cette réunion a eu lieu en présence d’acteurs de premier rang impliqués localement dans le secteur des énergies solaires, notamment Solar Euromed (Dijon) et CNIM (La Seyne-sur-Mer). « Le détonateur de ce projet de consortium a été l’appel à projet « 3S » lancé par la Région L.-R. Il s’agit de développer un secteur pouvant devenir leader dans son domaine et prétendre à des fonds européens Feder sur la période 2014-2020, explique Jean-Claude Tissié, le président du G 16. « L’enjeu est de développer une filière et de se structurer pour proposer une offre globale », complète André Joffre, dirigeant de Tecsol (bureau d’études) et président de Derbi.
Des compétences à conforter
Pour l’heure, les entreprises du G 16 n’ont pas toutes les compétences nécessaires, « mais elles sont prêtes à se diversifier. » Les constructeurs de centrales thermodynamiques peuvent déjà s’appuyer sur les compétences de certains des membres du G 16 pour répondre à ces marchés futurs : la société Richier (Elne) spécialisée dans les structures métalliques peut intervenir sur les réflecteurs ; Pyrescom (Canohès) et Selecom (Prades) peuvent s’impliquer dans les capteurs et la surveillance ; Caustier By STC (Perpignan), spécialisé dans les convoyeurs et les automatismes, est concerné par l’orientation des réflecteurs des trackers ; Sotranasa (Perpignan), qui maîtrise les réseaux, peut intervenir dans les sub-structures ; KSM (Argelès), qui produit des portails en alu, peut intervenir dans les supports de réflecteurs ; Sasplas (Céret) intervient dans la plasturgie ; Nobelclad (Rivesaltes) dans les soudures à froid.
Une centrale thermodynamique à Llo
Cette approche est notamment attendue par la CNIM, qui va construire, d’ici fin juin 2014, une centrale thermodynamique solaire à Llo (60 à 70 M€, 2 ans de travaux). « J’espère que ce groupement d’entreprise sera structuré quand la centrale entrera en phase de construction. Nous aurons des contacts locaux pour poser nos jalons », indique Roger Pujol, le directeur général de la division énergie solaire à la CNIM. De son côté, Solar Euromed, présente à travers un site pilote à Thémis, entend aussi s’appuyer sur ce groupement dans l’optique de son projet de centrale solaire en Corse, qui sera « la traduction industrielle de ce qui est développé à Thémis », précise Marc Benmarraze, PDG de Solar Euromed, qui assure que le développement du marché du solaire est national et international (Arabie Saoudite, Maroc). Selon lui, « dans ce secteur de niche émergeant, il faut avoir les meilleures compétences pour répondre à ces marchés, évalués à 2 Mds d’euros d’ici 2020 en France, 8 Mds d’ici 2025 au Maroc et 125 Mds pour l’Arabie Saoudite à plus long terme encore. »
Nouvelle étape en octobre
Le G 16 a donc déposé un dossier sur les centrales thermodynamiques solaires pour l’appel à projet de la Région L.-R. « Nous avons été pré-sélectionnés dans le cadre d’un premier volet, car cette thématique est déjà présente en région avec la centrale Thémis de Targasonne, ou encore les travaux du laboratoire Promès-CNRS et les filières de l’UPVD et de Polytech EnR, ou encore Derbi », précise Jean-Claude Tissié. Il attend, d’ici octobre, de franchir une nouvelle étape dans cet appel à projet, qui sera éligible au fonds Feder, avec 200 M€ mobilisés pour le volet innovation.










