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Pyrénées-Orientales
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Infrastructures
| 10/01/2011

Trois communes s'insurgent contre le tracé de la LGV

Les maires de Salses-le-Château, Fitou et Caves tirent la sonnette d’alarme sur le tracé à l'étude pour la future ligne grande vitesse entre Montpellier et Perpignan. « Lors de la réunion publique, qui s’est tenue dernièrement à Peyrestortes, j’ai pu constater que le tracé est à peu près défini entre Toulouges et Salses, puis s’ouvrent trois possibilités de tracé », indique Jean-Jacques Lopez, maire de Salses-le-Château, considérée comme l’entrée du pays catalan. « Ainsi, avec les maires voisins de l’Aude, Caves et Fitou, nous considérons que deux des trois tracés ne sont pas acceptables. Ils passent trop près de nos villages, au nez des habitants, et nuisent à l’environnement viticole », poursuit-il. « Nous ne sommes pas contre la LGV, mais les études faites et financées dans les années 90 sont arrivées à un consensus et ont débouché sur un tracé actuellement inscrit dans nos POS respectifs ». Les élus voudraient protéger leur population, soit près de 6 000 habitants au total, et les viticulteurs, en s’appuyant sur le tracé existant « quitte à mobiliser les collectivités territoriales que sont les Départements et la Région ».
Un projet à 2,3 Md€
Jean-Jacques Lopez, qui est aussi vice-président du conseil général des P.-O., a profité de la session du 10 janvier, où a été présenté le protocole-cadre relatif au financement des études préalables à la DUP de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, qui s’effectueront entre 2011 et 2015 (coût : 33,25 M€), pour dénoncer les tracés annoncés. L’Etat et RFF contribuent à hauteur de 16,62 M€, la Région L.-R. apporte 10,5 M€, le conseil général de l’Aude 0,875 M€. Le conseil général des P.-O. et les agglos de Perpignan, Narbonne, Béziers et Montpellier apportent chacune 1,05 M€. Hermeline Malherbe, présidente du conseil général des P.-O. et Christian Bourquin, président de la Région et conseiller général des P.-O., ont assuré au maire de Salses-le-Château qu’ils veilleraient au financement de ces études et au temps de leur réalisation. « Le projet est passé de 1,6 à 2,3 Mds € en 6 mois », a souligné Christian Bourquin.
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