Trèbes : Monsanto va créer 100 emplois, dont 20 permanents

Le projet du géant agroalimentaire américain Monsanto d'investir 55 M€ sur son site de Trèbes devrait entraîner la création de 20 emplois permanents de techniciens et d'ingénieurs, et celle de 80 emplois saisonniers, selon Jean-Paul Ferrif, adjoint au maire de Trèbes. Selon lui, Monsanto a préféré son site de Trèbes (60 salariés), à d'autres sites, dans les pays de l'Est, pour investir dans l’extension de son unité de production de semences agricoles (notamment du maïs). « Monsanto est déjà propriétaire des terrains sur la zone du Caïrat », indique l'élu à La Lettre M, ajoutant que le permis est instruit en mairie. « Les investissements se feront en deux étapes. Les premiers devraient être opérationnels pour la récolte de l'automne 2013. Les chantiers de construction mobiliseront 300 salariés et auront aussi des retombées chez les agriculteurs dont le revenu à l’ha passe à 4 300 € », souligne-t-il. Le projet, qui porte sur environ 20 000 m2, devrait être soumis à une enquête publique au titre des installations classées au cours du 1er trimestre 2013. Le groupe devrait d’abord construire une ligne de production pour réceptionner les récoltes de semences dites « commerciales » et les traiter jusqu'à leur commercialisation. Suivront la construction de silos, de tours de séchage, de chaînes de tri, de lignes de conditionnement des semences ainsi qu’une zone de stockage.
6 000 emplois l'été
Les besoins de Monsanto pour alimenter le futur site trébéen sont estimés entre 2 000 et 3 000 ha de terres agricoles. Des ingénieurs agronomes de Monsanto sont en quête de terres qui répondent aux contraintes techniques demandées par ce type de production. « Ce site de production est présent depuis 30 ans à Trèbes. Il était précédemment exploité par le groupe Asgrow, repris depuis par Monsanto, raconte l’élu trébéen. Il est créateur de richesse car, au-delà de l’activité du site, il participe au maintien de l’agriculture locale et de la dynamique économique locale. » Selon lui, la phase de castration du maïs emploie, en période estivale, près de 6 000 personnes sur une courte période d’un mois ou deux.










