Travaux Publics : les deux fédérations régionales créent l’association « Travaux Publics Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées »
Olivier Giorgiucci, président de la Fédération régionale des TP du LR et Thierry Le Friant, son homologue de Midi-Pyrénées annoncent, ce 10 février devant la presse à Montpellier, la création d’une association baptisée « Travaux Publics Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées » en attendant que soit effective la fusion des deux fédérations en une seule entité d’ici la fin 2016. Celle-ci représente 25 000 salariés employés dans plus de 2 000 entreprises et un CA de 3,5 Md€, équitablement répartis entre les deux territoires. Cette association (loi 1901) qui colle à la nouvelle territorialité régionale se veut l’interlocutrice des services régionaux de l’Etat et du conseil régional. « Nous conserverons nos deux implantations à Toulouse et à Montpellier pour maintenir un service de proximité à nos adhérents et l’action syndicale auprès des communes, intercommunalités et départements » explique Olivier Giorgucci qui devient co-président de cette association composée de représentants des deux fédérations. Par cette association, les fédérations créent un cadre de réflexion où les protagonistes vont « apprendre à se connaître »pour mener à terme la fusion des fédérations en y associant les syndicats de spécialités (routes, canalisations, électricité, génie civil terrassement, réparation d’ouvrages,…) afin de créer des statuts, un fonctionnement et une représentativité suffisante.
Flécher les moyens sur les mêmes chantiers
Face à une activité très dégradée en 2015, les deux co-présidents appellent conjointement à ce que les diverses annonces telles que « le plan Marshall BTP de la Région LRMP (800 M€), le fonds de soutien à l’investissement des collectivités, les investissements annoncés par les Départements,… se matérialisent en projets pour relancer le secteur des TP et que 2016 ne soit pas une 3e année blanche post-électorale.» Thierry Le Friant, réclame « le maintien le volume des activités prévus dans les deux CPER et le lancement rapide des projets aboutis. La Région pourrait si besoin financer pour le compte de l’Etat le démarrage de certains travaux. Elle doit aussi maintenir le cap sur ses investissements dans les infrastructures en s’appuyant sur les Sem. » En parallèle, les co-présidents ont aussi demandé la création de comités de pilotage qui permettraient d’identifier les projets susceptibles de générer de l’activité pour les entreprises. « Nous avons besoin de petits chantiers pour maintenir nos entreprises et les emplois » soulignent les co-présidents qui anticipent un nouveau recul de l'activité en 2016 après une perte de plus de 25% de l'activité et 10 % des emplois. « Les petites collectivités ont du mal à réaliser leurs projets faute de fléchage coordonné entre possibles co-financements du Département, l’Etat, la Région,… Il faut éviter l'effet saupoudrage, et concentrer les financements sur les mêmes projets, pour qu'ils se réalisent », ajoute Thierry Le Friant citant au passage l’action du Small Business Act de Toulouse Métropole qui favorise le positionnement des entreprises sur les appels d’offres par un accompagnement technique et un versement d’acompte de 30% au démarrage des travaux (pour un marché jusqu'à 1 M€), une mesure qui peut être dupliquée ailleurs.










