Pyrénées-Orientales
Logistique
Transport combiné : le terminal de Saint-Charles prévoit de doubler son chiffre d’affaires en 2014

La SAEM Perpignan Saint-Charles Conteneur Terminal, qui gère et exploite le terminal de transport combiné de Saint-Charles à Perpignan, ambitionne de doubler son chiffre d’affaires en 2014 pour atteindre 1 M€ avec trois recrutements à la clé (effectif : 8 salariés). La plateforme vise les 30 000 conteneurs en 2014 avec deux nouvelles liaisons vers Lyon et l’Espagne. La nouvelle gouvernance de la SAEM (février 2013) - conseil général des P.-O. et Agglomération de Perpignan détiennent 76 % du capital - a fait le choix de préserver cet outil et de conquérir de nouveaux opérateurs avec une offre de services et des tarifs attractifs et compétitifs (le prix de manutention d'une caisse passe de 41 € à 32 € en 2014). FroidCombi et Novatrans développent un train direct Perpignan Saint-Charles/Valenton depuis ce 16 décembre. Après une année 2013 compliquée, la mise en place de cette nouvelle liaison va redynamiser la plateforme où 16 000 caisses ont été transbordées en 2013 contre 19 000 en 2012.
Objectif : 30 % de fruits et légumes
La plateforme ouvre deux nouvelles liaisons en 2014, l’une vers Lyon à l’aide de l’opérateur Novatrans et depuis Tarragone et Barcelone à travers un opérateur espagnol, Transportes Portuarios qui dans le cadre d'une joint venture (TPNova) avec Novatrans et accompagné par Invest L-R va s'appuyer sur le terminal pour relier Lyon, Paris, Lille et Toulouse et créer 21 emplois d'ici 3 ans. « Les ports de Tarragone et de Barcelone ont supprimé les trains directs. Il faut profiter maintenant de cet avantage et des perspectives offertes, car il y a toujours un risque avec la plateforme de Vilamalla » précise l’élu. L’objectif de la plateforme est aussi d’inverser la tendance. « Actuellement, 95 % des conteneurs concernent des produits secs. On espère atteindre rapidement 30 % de conteneurs de fruits et légumes » souligne Eric Gilbert, le directeur de PSCCT qui est en contact avec d’autres opérateurs ferroviaires dont Régiorail, mais aussi des opérateurs néerlandais, suédois,… et espère que le projet de sillon vers Lille pour relier l’Europe de Nord aboutisse. De son côté, le président de l'agglo aspire à voir revenir sur le terminal des opérateurs comme UPAC ou SNC.
Une gestion publique au service du privé
« On a pris un pari en prenant la gestion du transport combiné dans un contexte où le fret privé était au plus mal, mais on est en passe de réussir. On est le seul endroit en France où le fret augmente » note Jean-Paul Alduy, le président de l’agglomération de Perpignan, ce 16 décembre en amont du départ de ce train doté d’une quarantaine de conteneurs dont certains issus de transporteurs locaux comme Médina implanté à Saint-Charles (Bertrand, Berger Transmodal System, L’étoile routière, Satfer, Philippe Rey/Transalliance, Transports Salva,...). Présente, Hermeline Malherbe, présidente du CG 66, se félicite « d’avoir été à contre-courant notamment vis-à-vis de RFF qui n’a pas su prendre le train en marche. On est sur une logique de favoriser le rail plutôt que la route ». 40 camions par jour ne seront plus sur les routes désormais.










