Train de primeurs Perpignan-Rungis : une nouvelle réunion le 17 juillet
Elisabeth Borne, ministre des Transports, confirme la tenue d’une nouvelle réunion le 17 juillet à Perpignan portant sur la ligne de fret ferroviaire de primeurs Perpignan-Rungis en présence de tous les acteurs, dont la Région Occitanie. Cette ligne est maintenue jusqu’à la fin de l’année voire au-delà. « Après une première réunion à Paris, celle-ci se déroule en préfecture de Perpignan. Une 3e réunion est prévue en septembre, explique Jean-Luc Gibelin, vice-président aux transports. L’objectif de ces réunions est de construire une liaison ferroviaire pérenne. » « Nous travaillons à trouver des solutions alternatives après avoir fait le tour des importateurs/exportateurs, des transporteurs… pour que ce train persiste », indique Steve Mangin, président du cluster logistique Occitanie et dirigeant de la société Léa Logistique (Rivesaltes).
« La fédération est navrée de voir des trains disparaître, si celui-ci disparaît. Nous ne sommes pas opposés au fret ferroviaire bien au contraire ! Le rail est une solution pour les longues distances qui doit être complétée par du transport routier pour les 100 derniers kilomètres environ, indique Françoise Gleizes, présidente de la fédération des transporteurs routiers Occitanie Méditerranée (230 entreprises adhérentes représentant 66 % des salariés du secteur sur les 5 départements de l'ex-LR). Le train Perpignan-Rungis reste malgré tout une opération privée entre des transporteurs et la SNCF. Trouver une solution viable va nécessiter de prendre des décisions qui seront longues. » Certaines sociétés comme Primever à Perpignan ont décidé de transférer le transport de marchandises sur la route, selon nos confrères des Echos. « Les retours des acteurs que nous avons montrent leur volonté que ce train reste actif », indique Steve Mangin. « Si des transferts de volumes doivent s’opérer du fer vers la route, nous espérons qu’ils retombent chez les transporteurs français qui ont investi en faveur de l’écologie. Pour l’heure, l’image de la profession est ternie par la saturation des routes et la pollution », conclut Françoise Gleize.










