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Haute-Garonne
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Aménagement - Urbanisme
| 23/06/2015

Toulouse Montaudran Aerospace sur les rails

190 000 m2 de tertiaire, 50 000 m2 de recherche et d’enseignement supérieur, 80 000 m2 de logements 20 000 m2 de commerces et de services, 15 000 m2 d’équipements publics, avec au total 1 200 logements et environ 15 000 emplois à terme : Jean-Luc Moudenc, maire (Les Rép.) de Toulouse et président de Toulouse Métropole, et Annette Laigneau, élue déléguée à l’urbanisme, ont détaillé l’avancement, lundi, du projet de Zac Toulouse Montaudran Aerospace, alors que se déroule l’enquête publique.
Parmi les premières réalisations : l’Espace Clément Ader, inauguré en octobre dernier, l’Institut de Recherche Technologique Saint-Exupéry (10 000 m2, investissement : 80 M€, livraison en 2017) et la Maison de la Formation Jacqueline Auriol (maîtrise d’ouvrage : Région MP et Université Fédérale Toulouse MP), prévue, elle, pour accueillir 2 000 étudiants à partir de septembre 2019 – lancement du concours en 2016.
Particularité du futur quartier (aménageur : Oppidea), qui se déploie sur 56 ha : une conception autour de l’ancienne piste aérienne, dans le prolongement du champ d’aviation où s’envolèrent Latécoère, Mermoz et Saint-Exupéry, et où se déroulèrent les vols d’essai d’Air France jusqu’aux années 2000. Le projet consiste à rassembler « sur un même site les acteurs publics et privés de la recherche et de l’innovation autour des thématiques de l’aéronautique, du spatial et des systèmes embarqués, sans pour autant que cela soit une zone déserte le soir venu. D’où la construction de logements, à la fois sociaux, étudiants, pour les chercheurs et les familles », explique Jean-Luc Moudenc. Urbaniste de la Zac : David Mangin.
Sont prévus un parc de 2 ha (au sud), un espace sportif au centre (3,9 ha), et les Jardins de la Ligne (3,5 ha), où seront évoqués des essences spécifiques à huit pays conquis par les pionniers de l’Aéropostale – Brésil, Chili, Argentine, Uruguay, Maroc, Sénégal, Espagne et France.

Pas de recours en vue

Sur d’éventuels recours (contre la Zac elle-même ou les programmes immobiliers), Jean-Luc Moudenc est plutôt optimiste : « Cette Zac a été discutée et rediscutée. Trois municipalités successives ont travaillé dessus. On est au complet ! D’ailleurs, la réunion de quartier qui s’est déroulée fin mars a attiré 300 personnes, mais n’a pas suscité d’oppositions virulentes. On sent plutôt une attente de la part de la population, d’autant plus qu’un campement illicite s’est installé. »
Le projet d’aménagement prévoit également une halle des machines et un espace dédié à la mémoire de l’Aéropostale, situé au château Lespinet-Petit Raynal. Jean-Luc Moudenc se fixe comme date butoir, pour l’aboutissement de ce volet culturel, « le 25 décembre 2018, date anniversaire du centenaire du premier vol transatlantique depuis Montaudran ». Sur le mode de gestion : « Les deux projets seront métropolitains, mais je n’ai pas tranché sur le mode de gestion. Une Sem ? Deux gestions différentes ? Je n’ai pas de préférence. Je veux une coopération, avec la possibilité pour le visiteur de prendre un ticket unique pour les deux. » Pour la halle des machines, dont le projet est « en cours de finalisation » avec François Delarozière, directeur artistique de la compagnie La Machine. « Quel budget va-t-on y mettre pour le fonctionnement ? C’est une feuille blanche que nous avons trouvée, a relevé l’élu. C’est bien joli de mettre un équipement ambitieux, mais il faut que le budget suive. La discussion est en cours avec François Delarozière. »

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