Toulouse Métropole vote un budget 2022 de près de 2 Md€
Le conseil métropolitain du 16 décembre a été l’occasion pour Toulouse Métropole (président LR : Jean-Luc Moudenc) de voter son budget primitif 2022, qui s’élève à 1,97 Md€. Il se répartit de la façon suivante : 1,19 Md€ de dépenses de fonctionnement et 781 M€ de dépenses d’investissements, pour autant de recettes. « L’année à venir devrait être marquée par la poursuite de la reprise économique, mais aussi par une certaine stabilité du cadre financier des collectivités », estime Sacha Briand, vice-président chargé de la modernisation de la collectivité et des finances, qui relève cependant que « nos équilibres financiers demeurent impactés par les effets de la crise sanitaire sur la fiscalité économique ». Hors administration générale, les dépenses programmées en 2022 par Toulouse Métropole portent prioritairement sur les déplacements (29,2 %), le développement (14,6 %), la propreté (13,9 %) et le cadre de vie (12,3 %).
Des investissements qui restent « à un haut niveau »
Côté investissements, les dépenses s’affichent – hors dette – à 419,93 M€, contre 509,51 M€ en 2021. Une baisse programmée de 17,6 % imputable notamment à la diminution des subventions d’investissement qui étaient liées au dispositif exceptionnel de relance de l’économie en 2021. « Nos dépenses d’investissement demeurent à un haut niveau, assure Sacha Briand. Avec un objectif : soutenir l’économie et pérenniser les emplois. » Les enveloppes injectées ciblent prioritairement les grands projets (Grand Matabiau, LGV, Grand Parc Garonne, 3e ligne de métro…) et l’urbanisme (notamment le Grand Projet de Ville). L’encours projeté de l’endettement, lui, se porte à 1,04 Md€ à fin 2022 (contre 984,4 M€ en 2021). Cette année, la capacité de désendettement de la Métropole s’établit à 8,7 ans.
Si Karine Traval-Michelet, maire socialiste de Colomiers et vice-présidente de Toulouse Métropole en charge de l’habitat et du logement, estime que ce budget prévisionnel « ne présente pas d’aspérités particulières », d’autres figures de l’opposition émettent des réserves, à l’image de Pierre Lacaze (Groupe Toulouse Métropole solidaire de la gauche démocrate et républicaine). « Nous sommes inquiets du niveau d’endettement, indique l’élu. Et nous déplorons le peu d’engagement en faveur de la mobilité. »










