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Haute-Garonne
| | 3/11/2016

Toulouse Métropole veut « muscler l’image » du territoire

C’est un constat « sans complaisance », étayé par des études menées par Protourisme et BVA, que livre le 3/11 Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. Celui d’un « décalage entre les atouts et la force économique réelle de la métropole toulousaine et la perception qu’en ont les gens à l’extérieur ». Pour l’élu, afin de pallier ce « déficit », il convient de « muscler notre image », afin d’attirer à la fois les investisseurs et les touristes. Un avis partagé par Alain Di Crescenzo, président de la CCI de Toulouse et 1er vice-président de So Toulouse, l’agence d’attractivité de Toulouse Métropole : « Nous avons ici le savoir-faire. Maintenant, faisons-le savoir ! ». C’est dans ce but qu’a été établi un plan d’action stratégique 2017-2020, qui inclut une campagne de promotion à l’échelle européenne. La question du maintien ou du changement de la marque territoriale actuelle (So Toulouse) est également « sur la table », indique Jean-Luc Moudenc.

Les grands objectifs de la Métropole : faire progresser la notoriété économique et touristique de Toulouse, y compris à l’échelle européenne, augmenter en 5 ans de 20 % les nuitées touristiques et affaires, créer les conditions pour « séduire, provoquer l’intérêt et la venue d’investisseurs tourisme » et créer 3.000 emplois supplémentaires grâce à l’activité touristique. Pour cela, la collectivité mise sur un plan de communication global, à la fois dans la presse et sur le web. L’opération séduction concerne la France, mais également l’Europe (Angleterre, Allemagne et Espagne). Des prospections débutent par ailleurs en Chine. « Tout territoire est en guerre contre les autres territoires », assure Hubert Calmettes, directeur général de l’agence d’attractivité de Toulouse Métropole, qui entend proposer aux « différents acteurs locaux une boîte à outil identitaire où chacun pourra aller puiser ce dont il a besoin, éléments de langage ou éléments graphiques ». La pérennité de la marque So Toulouse fait également partie des débats en cours.  « Les études que nous avons réalisées démontrent la très faible notoriété de cette marque, regrette Jean-Luc Moudenc. Et quand elle est connue, elle n’est pas forcément comprise. Nous devons donc y réfléchir. Faut-il la conserver ? La changer ? Faut-il réellement une marque de territoire ? La question est ouverte et c’est un problème que nous traiterons dans les mois à venir. »

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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