À Toulouse, les loyers restent stables, à 11 €/m2
L’Observatoire local des loyers de l’agglomération toulousaine a dévoilé le 14 septembre ses résultats pour l’année 2017. « Nous constatons une stabilité des loyers dans le marché locatif privé, à Toulouse comme dans sa périphérie, avec un loyer médian à 11 €/m2, contre 10,9 €/m2 en 2016 », indique Franck Biasotto, président de la commission habitat de Toulouse Métropole et adjoint au maire de Toulouse en charge du logement. À Toulouse intra-muros, le loyer médian s’élève à 11,6 €/m2, tandis qu’il plafonne à 10 €/m2 en périphérie. Pour Jean-Marc Mesquida, directeur général de l’auaT (agence d’urbanisme et d’aménagement de l’aire métropolitaine toulousaine), « à Toulouse, les loyers ne sont pas chers. Ils sont bien supérieurs dans d’autres agglomérations comparables. » Les loyers médians des métropoles montpelliéraine (12,6 €/m2), marseillaise (12,7 €/m2) et lyonnaise (12 €/m2) sont en effet supérieurs. Le parc locatif privé de l’agglomération toulousaine compte 155 000 logements, concentrés à 68 % dans Toulouse intra-muros.
Reste un point noir : une tension sur les logements de grande taille. « Toulouse a longtemps été reconnue pour ses produits de défiscalisation, qui sont plutôt des T2-T3 (cette typologie de biens constitue actuellement 60 % de l’offre disponible, NDLR), reconnaît Franck Biasotto. Or, nous souhaitons retenir les familles dans le centre-ville. Pour cela, il faut que la typologie de logements disponibles soit adaptée. Il faut que soient construits de plus grands logements, à des prix abordables. » Jean-Marc Mesquida confirme : « Un effort est désormais demandé aux promoteurs, afin qu’ils produisent moins de produits d’investissement et plus de produits d’occupation. » Dans l’agglomération toulousaine, 83 % des biens mis à la location sont des appartements et 17 % des maisons. 48 % des logements proposés ont été construits après 1990.










