Pyrénées-Orientales
Tourisme - Loisirs
À Thuir, près de 7 M€ HT investis en faveur du tourisme d’arrière pays

La commune de Thuir (7 200 habitants, au sud-ouest de Perpignan), vient d'inaugurer des aménagements urbains ayant tous pour point commun l’attrait touristique de la cité et de son territoire. Les élus et le préfet des P.-O. ont pu ainsi mesurer les investissements réalisés par la CC des Aspres et la Ville, toutes deux dirigée par René Olive (président et maire) dans le domaine du tourisme. L’aéropage d’élus a sillonné la commune pour visiter des gîtes ruraux gérés par la Ville de Thuir (la commune compte 25 gîtes au total, dont 4 communaux), le théâtre intercommunal des Aspres de 500 places fraîchement livré (4,7 M€ HT, architectes : Christophe Moly et Philippe Capelier), et, enfin, le circuit de visite des Caves Byrrh dans sa nouvelle configuration (1,9 M€ HT). Ces projets ont été réalisés avec le concours d’une centaine d’entreprises, majoritairement locales.
Des investissements porteurs de développement touristique
Les investissements réalisés en faveur des équipements culturels et touristiques ont été soutenus à hauteur de 39 % pour le théâtre (Etat, Région L.-R., CG 66) et 76 % pour le circuit de visites des caves Byrrh (Europe, Etat, Région L.-R., CG 66), avec pour objectif de doubler le nombre de visiteurs, qui était de 55 000 en 2012. « Les investissements réalisés à Thuir sont porteurs d’avenir, car ils viennent conforter la filière touristique d’arrière pays, celle de l’agri-tourisme et la marque Sud de France », déclare Hermeline Malherbe, présidente du CDT et du conseil général. Selon Nicole Gonzalez, présidente de l’office de tourisme intercommunal Aspres-Thuir, « comparativement au mois de juillet 2012, sur la même semaine, la fréquentation et le chiffre d’affaires en 2013 sont très encourageants ! » René Bidal, le préfet des P.-O., a craint un temps la lourdeur des coûts de fonctionnement que pouvaient engendrer ces investissements, notamment pour la commune. « Vous avez hérité d’un patrimoine culturel lié à cette marque, Byrrh, suite au désengagement du privé. C’est pourquoi l’Etat est venu sur la 2e phase du projet, car la commune ne pouvait le supporter seule. Je constate avec plaisir que le maire a anticipé ces risques », a-t-il déclaré.
Vers une labellisation Sud de France du Byrrh
Présent, le président de la Région L.-R., Christian Bourquin, accompagné de la vice-présidente en charge du tourisme, Agnès Jullian, qualifie la démarche des caves de Byrrh « d’ancêtre de Sud de France. » En effet, le groupe Pernod, qui gère l’outil de production de la cave Byrrh, a déposé un dossier pour que soit labellisé Sud de France « Le Byrrh Grand Quinquina ». « Cela illustre le rapprochement d’un groupe privé et du public dans une démarche commune, explique le président de la Région. Comme la Région, le groupe s’appuie sur la production viticole locale (35 à 45 % de matière vinique issu du local NDLR), en passant des contrats rémunérateurs avec les viticulteurs, comme la Région le fait en soutenant les filières économiques. La prospérité de ce groupe s’est faite sur l’exportation d’un produit unique et de qualité. On sait que quand un produit va à l’extérieur, il devient un ambassadeur du territoire : c’est ce que l’étude de la Sofrès a montré. »










