Fil infos

Haute-Garonne
|
Aéronautique et spatial
| 26/01/2017

Thales Alenia Space va recruter 100 personnes à Toulouse

+ dans l'annuaire

Consultez les fiches

Thales Alenia Space (CA : 2,1 Md€, 7.500 salariés dans 9 pays, siège social à Cannes), groupe franco-italien spécialisé dans les applications satellitaires, va recruter « une centaine de personnes » sur son site toulousain (2.500 salariés), indique Albert Cerro, son nouveau directeur à La Lettre M. Le groupe avait déjà embauché près de 200 salariés à Toulouse en 2016. Thales Alenia Space, qui revendique un « très bon » bilan 2016 (résultats non communiqués car en cours de consolidation), déploie actuellement une stratégie de digitalisation de ses sites, y compris à Toulouse, avec notamment la généralisation de la réalité augmentée. Par ailleurs, 900 k€ y seront investis dans la mise en service (fin 2017 ou début 2018) d’une ligne de production automatisée dédiée au montage de circuits imprimés, tandis que 1 à 1,5 M€ sera injecté dans les outils logiciels.

En 2016, Thales Alenia Space a enregistré plusieurs commandes significatives, que ce soit dans le domaine des télécoms ou dans celui de l’observation. Parmi celles-ci, un contrat de 450 M€ signé avec l’Agence spatiale européenne (Esa) pour la construction des satellites Sentinel 3C et D du programme Copernicus, et un contrat de phase B portant sur le développement d’une constellation de 80 à 120 satellites en orbite (LeoSat). De même, 7 lancements ont été réalisés l’an dernier (Jason 3, Sentinel 3A, Exomars, Cygnus, Sentinel 1B et Gokturk-1). Sa stratégie actuelle de digitalisation, le groupe la conçoit comme un prolongement naturel de son histoire. « Nous avons toujours été perçus comme une société à la pointe en matière de technologie, analyse Albert Cerro. Or, au début des années 2000, nous nous sommes sans doute un peu endormis sur ces sujets. Aujourd’hui, nous relançons la machine, en rattrapant ce petit retard. » Nouveau directeur du site toulousain, Albert Cerro entend ainsi « accompagner le changement de la société, qui se structure de façon plus moderne, avec notamment la mise en place de salles d’innovation et d’un fablab ». Des investissements immobiliers ne sont par ailleurs pas exclus, mais « pas avant 2019 », indique-t-il. 

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie