TGV : Frêche débloque la ligne à grande vitesse entre Nîmes et Montpellier
Le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero devraient évoquer, lors du sommet franco-espagnol réuni ce jeudi 10 janvier à Paris, la liaison ferroviaire à grande vitesse entre la France et l’Espagne. Le chef d’Etat français devrait notamment s’engager au lancement du premier appel d’offres de partenariat public-privé, dès 2008, pour le contournement de Nîmes et Montpellier. Ce déblocage, s’il intervient, aura été rendu possible par la position du président de la Région, Georges Frêche. « La Région se porte caution pour le Gard et L’Hérault », a annoncé ce matin le président de l’exécutif régional. Une participation baissée de 30 M€Selon le préfet de région, Georges Frêche a obtenu du négociateur, Claude Liebermann, de ramener la participation du Conseil régional et des deux conseils généraux concernés, du Gard et de l’Hérault, de 360 à 330 M€. L’Etat et l’Europe devraient porter en conséquence leur part de 950 à 980 M€. En échange, le président de la Région s’est posé en « chef de file » des trois collectivités. Le dossier était bloqué par l’opposition déterminée du président du Conseil général de l’Hérault, André Vézinhet, de participer au financement du projet. Selon la répartition initiale proposée par Claude Liebermann, l’Hérault devait apporter 60 M€, le Gard 30 M€, la Région 270 M€. « Décisions décisives en 2008 »Le préfet de région Cyrille Schott s’est félicité du geste de Georges Frêche, qui « permet de débloquer le dossier ». De son côté, le président de la Région s’est dit « confiant à 90 % » sur la décision des deux chefs d’Etat, en estimant que « les procédures décisives pourraient être lancées début 2008 ». Par ailleurs, le maire et président de l’Agglomération de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a rendu publique une lettre adressée à Claude Liebermann dans laquelle il donne son accord pour une participation à hauteur de 30 M€, tout en posant trois conditions : la suppression définitive du trafic fret en centre-ville, la création d’une gare TGV à Manduel et l’adaptation de la gare centrale de Nîmes. H. F.










