Territoires d'industrie : la CleanTech Vallée veut déployer 80 projets
Labellisée Territoires d'industrie, l’association CleanTech Vallée, regroupant des industriels et des acteurs publics du Gard rhodanien, identifie 80 projets à déployer dans le cadre de ce dispositif. « Ces projets représentent d’ores et déjà plusieurs dizaines de millions d’euros sur la période 2024-2027. Ils seront orientés autour de quatre axes : innovation, décarbonation, attractivité et foncier », indique le 29 novembre à La Lettre M Virginie Monnier-Mangue, présidente de l'association. La CleanTech Vallée compte parmi ses membres fondateurs des groupes tels qu'EDF, Enedis, BRL, Orano, le CEA Marcoule ou Sanofi.
Capitaliser sur le contrat de transition écologique
La CleanTech Vallée a été retenue par l'État le 9 novembre dernier pour piloter le dispositif d’État en partenariat avec la communauté de communes du Pont du Gard et la communauté d'agglomération du Gard rhodanien. La feuille de route du consortium, dont le déploiement sera opéré dès le début de l’année 2024, englobe des actions visant la relance du nucléaire et le développement de projets énergétiques décarbonés sur le territoire. D'une part pour contribuer à la décarbonation de grands comptes, de l'autre pour favoriser le développement économique de start-up, TPE et PME opérant sur le segment. Le groupement souhaite par ailleurs accompagner d’autres filières industrielles dans le verdissement de leur activité, comme les secteurs de la chimie et de l’eau. Déjà retenu pour piloter le contrat de transition écologique de 2019 à 2021, le consortium gardois entend capitaliser sur ce précédent pilotage. « Un premier cap a été franchi avec la fin du contrat de transition écologique. 53 M€ ont été injectés sur le territoire dans des projets d’innovation et de décarbonation. Cette labellisation marque une nouvelle étape », abonde la présidente de la CleanTech Vallée.
Création de compétences non délocalisables
Autre axe structurant de la stratégie territoriale : la création de compétences non délocalisables. En ce sens, l’usine de fabrication de combustible nucléaire Orano Melox, basée à Marcoule, a injecté 18 M€ en trois ans dans son école des métiers du recyclage. Le campus rassemblera – à horizon 2024 – des outils physiques et numériques sur plus de 1 000 m². 250 salariés de l’entreprise seront formés chaque année. L’initiative s’inscrit dans un plan de modernisation de l’usine gardoise doté de 84 M€ en vue d'accroître sa production d’ici à 2025. L’antenne du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Marcoule entend aussi accroître les capacités de l’institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN), basé à Bagnols-sur-Cèze et spécialisé dans les métiers du démantèlement et de l’assainissement nucléaire. « L’ambition est de passer de 2 000 à 5 000 personnes formées par an d’ici à 2025 », assure Clément Moulet, responsable communication du CEA. Le parc scientifique à vocation éducative Visiatome, situé à proximité du site nucléaire de Marcoule, va être transformé en école de formation à cette échéance.
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