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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 31/05/2011

TER à un euro : Jean Ghédira (SNCF L.-R.) prêt à relever le challenge, sous conditions

Jean Ghédira, directeur régional de la SNCF L.-R., s’est dit « prêt à relever le challenge » du TER à un euro, voulu par la Région L.-R., lors du « Petit déj » de La Lettre M, ce mardi 31 mai dans nos locaux.
« La Région L.-R. dit qu’elle prendra un opérateur privé si nous ne jouons pas le jeu. J’ai bien compris le message, qui me sert d’ailleurs en interne vis-à-vis de mes organisations syndicales », a-t-il déclaré.
Jean Ghédira a égrené les difficultés liées à la mise en place du TER à un euro, et dont la première ligne expérimentale sera lancée le 2 juillet entre Nîmes et Le-Grau-du-Roi. « Je ne doute pas que cette expérimentation fonctionne en termes de fréquentation… un euro pour aller à la plage, on aura du monde ! Le maire du Grau-du-Roi a de grosses inquiétudes en termes de sécurité. Nous avons doublé nos renforts en matière de filtrage à l’embarquement, et de sûreté à bord des trains. Nous avons mis quatre rames au lieu de trois. Le nombre de circulation sera le même. Des autocars (55 places) sont prévus en renfort. » Autant dire que l’expérimentation sera suivie « de près ». « Pour le matin, je ne suis pas inquiet. C’est le retour de la plage qui m’inquiète... Tout le monde voudra prendre le même train. La Région L.-R. nous reproche d’être trop frileux. Mais une surcharge effective provoque des tensions, qui peuvent aller jusqu’à menacer l’intégrité physique des contrôleurs. Je veux proposer des services qui tiennent le choc. Je raisonne client. »

Nîmes-Montpellier, « un RER de banlieue parisienne »

Le patron régional de la SNCF s’est interrogé sur le financement du TER à un euro, visiblement pas du tout calé avec la Région L.-R. : « Développer le train, tout le monde est d’accord, mais qui paiera le TER à un euro ? Il faut acheter des trains supplémentaires, payer le personnel… Ça coûte cher. Et, avec le TER à un euro, ce n’est pas les recettes voyageurs qui vont financer les besoins. Je ne vais pas faire de surpromesses. »
L’axe Nîmes-Montpellier, dont la fréquentation pourrait passer de 20 000 passagers aujourd’hui à 100 000 à terme, est comparé à un « RER de banlieue parisienne ». Comment mettre plus de monde dans les trains ? « Aux heures de pointe, c’est un problème. Mon obligation, c’est de permettre la circulation des voyageurs dans de bonnes conditions de confort, et avec un maximum de régularité. Je préfère la robustesse à la quantité. »

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