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Transports - Logistique
| 26/04/2016

TER, fret, LGV, gare nouvelle : les Etats généraux du rail font carton plein à Nîmes

Assistance captive et nombreuse. Les Etats généraux du rail et de l'intermodalité organisés par le conseil régional LRMP attirent près de 200 personnes le 25/4 à Nîmes. Anonymes, personnalités politiques et militants associatifs ont pris part à ce travail de réflexion entamé sur l'ensemble du territoire régional. Les réflexions émises lors de ces réunions et sur le site dédié www.regionlrmp.fr/rail seront remises au conseil économique, social et environnemental régional (Ceser), qui rendra ses propositions le 30 juin au plus tard.

Controverse sur la gare TGV de Manduel (prévue pour 2020, sous maîtrise d'ouvrage SNCF Réseau)

Un membre du collectif contre la gare de la Mogère (en cours de construction par le groupement Icade/Fondeville) à Montpellier : « Faites attention avec la gare de Manduel. Avec la Mogère, nous avons été mis devant le fait accompli d'une absurdité ferroviaire. Il faut se poser très tôt les questions, sinon on se fait bananer. »

Jean Denat (conseiller régional, ex-président du conseil départemental du Gard, PS) : « Il faut que l'on connaisse le niveau d'engagement des collectivités sur le financement de cet équipement et leurs capacités à éventuellement revenir dessus. En outre, quelle sera l'influence de la gare de la Mogère à Montpellier sur le trafic vers Nîmes Centre, en l'absence de gare à Manduel ? »

Christian Dupraz (conseiller régional écologiste, président de l'Etablissement public foncier LR) : « L'EPF n'a à ce jour acheté aucun terrain mais je peux vous dire que les propriétaires fonciers sont très pressés de vendre. »

Vincent Bouget (PCF du Gard) : « Si cette gare se fait, ce sera encore un gare betterave qui se fera en dépit du bon sens pour les usagers, les finances publiques et l'environnement. »

Un 'citoyen lyonnais installé à Nîmes depuis 15 ans' : « Les Lyonnais prennent le train en centre-ville, pas sur le tracé de la LGV qui passe par l'aéroport Saint-Exupéry. La SNCF va là où se trouvent les voyageurs lyonnais et ils ne font pas 20 km pour prendre le train. »

Les maires en attente de TER 

Bernard Clément (vice-président mobilité transport du Scot Sud Gard, maire de Domessargues) : « Il faut sauvegarder l'existant. Dans la Vaunage (nord-ouest de Nîmes, NRLR), la ligne a été fermée et aujourd'hui, ce sont 25.000 voitures qui circulent là où jadis passaient des trains. »

Julien Sanchez (maire de Beaucaire, conseiller régional FN) : « La ville de Beaucaire ne figure pas sur votre carte. On n'y voit que la ville voisine de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. Comment expliquez-vous que la 4e ville du Gard soit moins bien desservie en transport en commun qu'une ville se situant en Paca ? »

Laurent Pélissier (maire de Saint-Laurent-d'Aigouze, président de la communauté de communes Terre de Camargue) : « Des TER partent en même temps que des bus affrété par le conseil départemental pour relier la gare du Grau-du-Roi à Nîmes, tout en desservant les même communes. Il faut arrêter la concurrence entre les transports publics. »

Gérard Pédro (maire de Remoulins) : « Il faut réouvrir les lignes TER sur la rive droite du Rhône de Pont-Saint-Esprit à Nîmes. Le Pont du Gard (qui attire 1,5 million de visiteurs, NDLR) serait ainsi à 3 km d'une gare. »

Lignes à grande vitesse : Proust pousse pour Montpellier-Perpignan

Franck Proust (eurodéputé, adjoint au maire de Nîmes, LR) : « Je regrette que le gouvernement ait privilégié la création d'une ligne Bordeaux/Toulouse au détriment de la liaison Montpellier/Perpignan, pour laquelle un financement européen de 60 % est assuré si les travaux débutent avant 2020. Il faut que Carole Delga intervienne sur ce tronçon d'intérêt européen, puisqu'une ligne à grande vitesse existe entre Paris et Montpellier (à partir de fin 2017, lors de la mise en service du contournement de Nîmes et Montpellier, en cours de construction, NDLR) et, d'autre part, entre Barcelone et Perpignan. De même, une LGV de raccordement entre Toulouse et Narbonne sera souhaitable. »

Le ferroutage : trop cher ?

Catherine Bernie-Boissard (conseillère municipale d'opposition à Nîmes, DVG) : « Il faut que les trains de fret empruntent la ligne de contournement Nîmes-Montpellier. Or, nous avons une inquiétude sur le péage de fret que va exiger l'Etat. Si le coût est trop élevé, ces trains passeront toujours par le centre-ville ou bien le ferroutage risque d'être abandonné ou profit de la route. »

A la SNCF de montrer l'exemple... 
Un cheminot CGT, un brin ironique : « Il faut que la SNCF soit cohérente et arrête de transporter son matériel de maintenance par la route et utilise le train ! »

Quel devenir pour la base travaux d'Oc'Via à Générac ? 
​Jean-Paul Boré (ex-conseiller régional) : « Plutôt qu'une gare TGV inutile à Manduel, profitons de la base Oc'Via située à Générac pour y construire, une fois libre, une gare dédiée au fret qui présente l'avantage d'une proximité de la voie et de l'aéroport de Nîmes-Garons apte à accueillir des gros porteurs. »

Prochaines réunions, toutes à partir de 18h : mardi à Castres (espace polyvalent Louisa Paulin), mercredi à Limoux (salle des Halles), jeudi à Foix (centre universitaire Robert Naudi)... 

Guillaume Mollaret
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