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| 20/10/2011

Tensions aux prud’hommes de Montpellier

Les conseillers salariés des prud’hommes de Montpellier ont organisé une conférence de presse, cet après-midi, à la Cité judiciaire de Montpellier, pour dénoncer la démission collective de 11 conseillers prud’hommaux du collège employeurs sur 12, pour les audiences de référé. Pour Jean-Paul Luce, vice-président du conseil des prud’hommes de Montpellier, ils « mettent ainsi en péril l’ensemble du fonctionnement paritaire du Conseil de Prud’hommes de Montpellier »,« décridibilisent l’instance prud’homale et ouvrent la voie à la suppression de cette juridiction ». Les audiences de référé pourront néanmoins se tenir d’ici à la fin de l’année, le dernier représentant du collège employeur non démissionnaire ayant accepté de siéger. Signe de la tension qui règne au tribunal : la conférence de presse, qui devait initialement se tenir dans une salle de conciliation, s’est transportée dans le bureau de Jean-Paul Luce, à l’étage, un représentant des employeurs, Jacques Pichery, refusant de quitter les lieux après y avoir été invité...

Selon Jean-Paul Luce, le procureur général, Bernard Legras, serait prêt à demander au président de la Cour d’appel de fermer le conseil des prud’hommes si les élus des deux camps ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente. « Selon le code du travail, il faut un préavis d’un mois quand on refuse de tenir les audiences. Ils sont donc sanctionnables par les textes en vigueur. Je demande au premier président de la Cour d’appel et au procureur général de les appliquer ».
« Coup de gueule »
« Les représentants des employeurs ont voulu montrer leur colère pour être enfin entendus », explique le président du Medef Montpellier, André Deljarry. Selon lui, ils sont confrontés « depuis trois ans au comportement partisan d’un juge CGT. Nous avions demandé à ce qu’il ne siège plus qu’un mois par an. La chose était entendue pour tout le monde, mais ce monsieur est toujours là, et se comporte toujours de la même façon. Cela dit, nous ne paralysons pas la juridiction, puisqu’un juge employeur continue d’y siéger. C’est un coup de gueule des patrons pour être entendus par le président de la Cour d’appel ».
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