Nouveau coup de tonnerre pour le projet de transport en commun en site propre nîmois. Le tribunal administratif confirme, ce mardi 12 juillet, l’annulation du permis d’aménager en centre-ville, dans le secteur sauvegardé. Il ordonne également la remise en état des lieux. Saisi par une association, l’Aspiq, le tribunal a suivi l’avis du rapporteur public, qui pointait des « erreurs manifestes d’appréciation » et affirmait que les arbres abattus en secteur sauvegardé n’auraient pas du l’être. Le tribunal avait déjà suspendu les travaux par un jugement en référé, le 29 mars. L’Agglomération de Nîmes-Métropole avait, du coup, interrompu, le chantier, et remis en état les chaussées.
Me Philippe Audouin, défenseur de l’Aspiq, ajoute que l’association a déposé en référé un recours contre la déclaration de projet votée le 12 mai. Si le tribunal lui donne raison, c’est l’ensemble du projet qui sera menacé.
Dans un communiqué, le maire de Nîmes et président de l’agglo, Jean-Paul Fournier « prend acte de la décision du tribunal administratif » et indique qu’il « doit rencontrer les conseils de la Ville et de la Communauté d'Agglomération afin d'en analyser toutes les implications et de prendre dans les jours à venir les décisions qui s'imposent. »
Un chantier de 64 M€
D’une longueur de 6 km, la première ligne du TCSP reliera un parc relais, au nord de la ville, près de l’A54, au centre-ville, dont elle fera le tour. Date initialement prévue pour la mise en service de la 1e ligne : le 21 juin 2012. Coût : 64 M€, dont 12 M€ pour l’aménagement de places et de voiries, à la charge de la Ville, et 52 M€ pour la ligne elle-même. Trafic attendu : 13 000 à 14 000 passagers par jour.