Taxe Gemapi : le ras-le-bol de la communauté de communes de Petite Camargue
La nouvelle taxe Gemapi (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) suscite l’ire de Jean-Paul Franc, président de la communauté de communes de Petite Camargue (Aimargues). « Désormais, et comme partout, la communauté de communes hérite de cette compétence. Ici, nous sommes les parents pauvres. Toutes les eaux descendent en petite Camargue, avec des phénomènes parfois dangereux. Il y a des travaux importants à faire. Nous avons des digues vieillissantes. Cette année, nous investissons 250 k€, mais la reprise des digues du Vistre nécessitera, elle, plusieurs millions d’euros. Dans ce domaine, les investissements montent très vite. Il y a aussi le Rhône, ou encore le traitement d’un bassin de rétention à Aubord. Nos niveaux de cotisation aux syndicats mixtes sont très élevés. »
« Comment continuera-t-on de financer ?, poursuit-il. La taxe Gemapi ne sera pas votée en 2018. Dans cette affaire, l’État se désengage de plus en plus, et fait porter sur les élus de proximité des charges qui ne devraient pas leur incomber. Dire au niveau national ‘on baisse les impôts’, alors que de l’autre côté, les collectivités doivent les augmenter, n’est pas cohérent. Et au final, ce sont toujours les mêmes qui paient. Entre la loi Notre, avec les transferts de compétences ou les nouvelles compétences, le plan climat énergie et la taxe Gemapi, ça fait beaucoup. Les élus sont devenus des techniciens. On ne fait pas le travail qu’on devrait faire. Notre travail, ce n’est pas d’être en permanence en réunion - et c’est ce qu’on fait, car on ne peut pas faire autrement. Ces réformes perpétuelles pèsent dans le travail quotidien de l’élu de terrain. »
La communauté de communes Terre de Camargue acquiert par ailleurs un ancien bâtiment (650 m2) de Gaz de France à Aimargues, à côté du site d’Éminence. « C’est une opération blanche, explique l’élu. Le montant de l’acquisition (850 k€) est couvert par la vente du site actuel de nos services techniques et d’une autre propriété communale. » Ce bâtiment va accueillir les services techniques municipaux (vestiaires, une salle et des entrepôts) et l’espace restant sera loué, « soit pour des bureaux, soit pour un pôle médical ».










