Languedoc-Roussillon
Eau - Environnement
Taxe carbone reportée : les transporteurs soulagés
Après l'annonce par le gouvernement du report sine die de la taxe carbone, les transporteurs et acteurs de la filière logistique régionale croisés dans les allées de la Semaine Internationale du Transport et de la Logistique, ce jeudi 25 mars, au parc des expositions de Paris Nord Villepinte, ont fait part à La Lettre M de leur soulagement.
« C'est une bonne nouvelle pour les routiers, une moins bonne nouvelle pour le transport ferroviaire, déclare Jean-Claude Brunier, président de l'association Translog (professionnels du transport et de la logistique en L.-R.), qui tiendra son assemblée générale le 4 mai à Perpignan, à l'occasion du Medfel. Je suis routier, fier de l'être et cette annonce est une bonne nouvelle pour moi. Mais ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'environnement, parce qu'un jour, il va falloir y aller. Et le fait que l'euro se soit effondré, c'est une double taxe carbone qu'on encaisse par rapport au coût de gazole. »
Eric Cabaillé (Transports Cabaillé, Le Boulou, 66), vice-président du réseau Astre, est plus catégorique : « Heureusement que le gouvernement reporte l'application de la taxe carbone ! Ç’aurait été un boulet de plus qu'on aurait eu à tirer. Nous observons une grosse tension sur les prix, consécutive à la période de crise qu'on traverse mais aussi à la préoccupation de la globalisation du marché. Subir une taxe supplémnetaire au détriment de la compétitivité des entreprises françaises, on voyait ça d'un mauvais oeil. Ce pas en arrière du gouvernement n'est pas fait en faveur des transporteurs, c'est plutôt pour satisfaire son électorat étiqueté Medef. »
Pour Bertrand Dumas, chargé de mission Objectif CO2 en L.-R., ce recul gouvernemental « était couru. Le processus était très mal engagé. Je ne crois pas à une rediscussion de la taxe au niveau européen. La vraie question, c'est : est-ce que c'est vraiment une taxe sur le gazole qu'il fallait instaurer ? L'augmentation du prix du gazole allait se retrouver dans les prix de revient. Si c'est le carbone qu'on veut taxer, il faut taxer le carbone, pas le gazole. »
« C'est une bonne nouvelle pour les routiers, une moins bonne nouvelle pour le transport ferroviaire, déclare Jean-Claude Brunier, président de l'association Translog (professionnels du transport et de la logistique en L.-R.), qui tiendra son assemblée générale le 4 mai à Perpignan, à l'occasion du Medfel. Je suis routier, fier de l'être et cette annonce est une bonne nouvelle pour moi. Mais ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'environnement, parce qu'un jour, il va falloir y aller. Et le fait que l'euro se soit effondré, c'est une double taxe carbone qu'on encaisse par rapport au coût de gazole. »
Eric Cabaillé (Transports Cabaillé, Le Boulou, 66), vice-président du réseau Astre, est plus catégorique : « Heureusement que le gouvernement reporte l'application de la taxe carbone ! Ç’aurait été un boulet de plus qu'on aurait eu à tirer. Nous observons une grosse tension sur les prix, consécutive à la période de crise qu'on traverse mais aussi à la préoccupation de la globalisation du marché. Subir une taxe supplémnetaire au détriment de la compétitivité des entreprises françaises, on voyait ça d'un mauvais oeil. Ce pas en arrière du gouvernement n'est pas fait en faveur des transporteurs, c'est plutôt pour satisfaire son électorat étiqueté Medef. »
Pour Bertrand Dumas, chargé de mission Objectif CO2 en L.-R., ce recul gouvernemental « était couru. Le processus était très mal engagé. Je ne crois pas à une rediscussion de la taxe au niveau européen. La vraie question, c'est : est-ce que c'est vraiment une taxe sur le gazole qu'il fallait instaurer ? L'augmentation du prix du gazole allait se retrouver dans les prix de revient. Si c'est le carbone qu'on veut taxer, il faut taxer le carbone, pas le gazole. »










