Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
Institutions
| 18/04/2014

Suppression des conseils généraux : les élus bouderont la réunion avec Manuel Valls

L’association des Départements de France a réuni dernièrement l’ensemble des présidents des conseils généraux, en réaction à l'annonce, par le Premier ministre Manuel Valls, de la suppression des Départements. La nouvelle génération des présidents des conseils généraux des P.-O., Hermeline Malherbe et de l’Aude, André Viola, tous deux quadragénaires et d’obédience PS, réagissent. « Il y a eu unanimité des présidents des conseils généraux de droite comme de gauche confondus de voter un texte pour défendre les conseils départementaux, en opposition aux propos de Manuel Valls, indique André Viola à La Lettre M. C’est facile de dire "je supprime", sans proposer une alternative. » Une réaction générale qui a débouché sur le refus de répondre à l’invitation du Premier ministre, mardi prochain (22/04). Celui-ci a prévu de rencontrer l’ensemble des associations d’élus. Une position que confirment les deux élus. Le bureau de l'ADF doit étudier le cadre d'une prochaine rencontre avec le Premier ministre.
Une institution qui a du sens
« Nous sommes une collectivité territoriale constituée par une assemblée d’élu(e)s, dotée de compétences et d’une autonomie financière. Supprimer cette institution engendre de réviser la constitution à un moment où elle a su démontrer sa capacité à gérer après le transfert du RSA, de l’APA. Les collectivités territoriales ne représentent que 10 % du déficit public global », rappelle André Viola, convaincu, comme Hermeline Malherbe, présidente du conseil général des P.-O., que les représentants élus des conseils généraux méritent d’être reçus à part pour débattre de cette position du Premier ministre. « Une position claire même si nous travaillons main dans la main avec la Région. il faut faire le point. Autant on est ouvert au débat dans l’objectif d’exister en tant que service public, car cela a du sens, mais aussi pour servir l’emploi, le pouvoir d’achat, le développement durable,… » précise Hermeline Malherbe.
Sérénité dans le combat et la mobilisation
L’élue des P.-O., veut rester positive, « même s’il y a différente manière d’interpréter le discours du premier ministre, le débat est ouvert. Toutefois, je sais de quoi est capable un conseil général et on peut faire la preuve de notre utilité, autant dans notre capacité de gestion financière que d’innovation pour un service de proximité et de qualité pour les habitants toujours plus nombreux sur notre territoire. Je suis sereine mais combative. » « Nous allons mobiliser les élus locaux, les associations, les fédérations du BTP… » explique André Viola qui s’inquiète de « la reprise des compétences par la Région ou l’État dont les finances sont tendues et s’interroge aussi de la capacité des intercommunalités sous statut d’EPIC, même avec un seuil d’habitant remonté à 10 000 habitants, d’assumer les routes par exemple. Cela revient à accélérer la disparition des communes à terme. »
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie