Stimpact, nouvelle plateforme de simulation d’impacts sur les avions
L’Institut Clément Ader, Airbus et l’IRT Saint-Exupéry inaugurent le 16/3, sur le campus de Toulouse Aerospace, leur plateforme mutualisée Stimpact, dédiée aux essais et à la simulation d’impacts à haute vitesse sur les avions. Composée de 3 lanceurs à gaz de 40, 60 et 120 mm de diamètre, elle permet de simuler les impacts (oiseaux, débris, grêlons…) sur des échantillons de différentes tailles. Une enveloppe globale de 650 k€ a été investie (450 k€ par l’Institut Clément Ader, 140 k€ par l’IRT et 60 k€ par Airbus). Pour Yves Gourinat, directeur adjoint de l’Institut Clément Ader, « cette plateforme a une triple mission : scientifique, technologique et industrielle. Nous cherchons à comprendre ce qui se passe à l’intérieur de la structure au moment du choc, afin de fournir aux industriels les outils scientifiques permettant de garantir la solidité de l’ensemble ». Les impacts d’oiseaux sont responsables d’un incident par jour dans le monde et coûtent chaque année 1,2 Md€ aux avionneurs.
« Quels que soient les domaines de recherche, nous misons sur le dialogue entre la mise en place d’une théorie, la simulation numérique et la vérification expérimentale, explique Philippe Olivier, directeur de l’Institut Clément Ader (3 sites à Toulouse, Albi et Tarbes, 90 enseignants-chercheurs, 40 ingénieurs et 105 doctorants). L’objectif, ici, est de développer des outils qui permettent de prévoir quelles seront les conséquences d’un impact sur les matériaux. » Pour Airbus, l’enjeu consiste avant tout à gagner du temps dans le cadre de la phase de conception de ses aéronefs. Didier Guedra-Degeorges, vice-président Structures manufacturing technologies de l’avionneur européen, l’assure : « Avec une plateforme de ce type, nous devenons plus agiles. Les essais sont plus rapides et moins onéreux ». À terme, ce nouvel outil pourrait permettre de travailler sur de nouvelles menaces, comme celle constituée par les drones, qui sont de plus en plus nombreux à voler autour des aéroports. La plateforme va être utilisée à la fois par les trois entités cofondatrices et par des PME régionales.










